‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 5)Chapitre 166 sur 331 · V AVRIL · texte numérisé non relu

V AVRIL

* L'an 1605, s'éteignit au collège de Mondovi, on ignore quel mois et quel jour, le F. Scolastique César Ferrero, quelques moments après avoir prononcé sur son lit de mort les vœux de dévotion. L'auteur de son éloge n'hésite pas à lui appliquer ces paroles de la sainte Ecriture, Consuimnatus in hrevi explei'it tempora multa. Ange par la pureté de son corps et de son Ame, le F. Ferrero ne l'était pas moins par la promptitude et l'allégresse de son obéissance. Animé d'une tendresse filiale pour la Compagnie, et d'un ardent désir de se consumer à son service, il n'avait qu'une inquiétude, c'était d'en être exclu comme un membre inutile ; bien qu'il fût de haute naissance, on le vit plusieurs fois conjurer les supérieurs de l'appliquer aux plus bas offices domestiques, plutôt que de le renvoyer dans le monde.

Aussi quand le P. Recteur du collège de Mondovi, où il était allé, par ordre des supérieurs, respirer l'air natal, vint lui annoncer que la maladie dont il était atteint ne laissait plus aucune espérance, il fit éclater sa joie de la manière la plus touchante. Il aurait voulu mourir étendu à terre, comme un pécheur. Il ne se lassait pas d'exhaler sa reconnaissance pour la grâce de sa vocation et celle de l'innocence baptismale qu'il avait toujours gardée.

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