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parents l'avaient d'abord engagé dans le métier des armes ; mais bientôt il laissa une profession pour laquelle il ne se sentait aucun goût, et s'enrôla sous le drapeau de saint Ignace. Ses études à peine terminées, il sollicita la faveur d'aller porter le nom de Jésus-Christ aux pauvres tribus indiennes du Brésil. Le champ qui lui fut assigné s'étendait le long des rives de l'Amazone, dans des régions où les Portugais n'avaient pas encore étendu leur autorité. Les ardeurs d'un soleil de feu et la rencontre d'innombrables serpents étaient les moindres dangers que le P. Arminio eût à affronter ; mais son zèle et sa confiance en Dieu triomphèrent de tout. A force de patience et grâce aux mille industries de la plus ingénieuse charité, il parvint à gagner le cœur des barbares qui erraient dans ces solitudes, et il eut la consolation d'en baptiser plusieurs milliers, avec leurs caciques.
Il avait consumé sept années entières à défricher ce sol ingrat, et il était prêt à s'y dépenser toute sa vie, quand les supérieurs lui confièrent le soin de missions plus rapprochées des côtes. Mais en passant près de la Guyane, il fut pris par les Hollandais hérétiques, ennemis jurés de la Compagnie, et jeté dans les cachots de la forteresse de Surinam ou Paramaribo. 11 y serait mort de faim ou peut-être aurait péri de mort violente, si le capitaine d'un navire français, Martin Belleville, n'avait obtenu sa mise en liberté. Le P. Arminio reprit sur-le-champ ses travaux apostoliques. Mais ses forces étaient épuisées ; il lutta avec un courage héroïque, le plus longtemps qu'il put, contre le mal qui le minait sourdement, résolu de se dévouer à ses chers Indiens jusqu'à son dernier soupir. 11 venait même de se rendre à Bahia pour arrêter avec les autres missionnaires le moyen d'amener à la foi <}'autres tribus encore païen-