‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 5)Chapitre 230 sur 331 · VIII MAI. — F. ANTOINE GIOVINE · texte numérisé non relu

VIII MAI. — F. ANTOINE GIOVINE

apprenant un jour qu'un pauvre indigène était à l'extrémité assez loin de là, dans la campagne, il courut sans attendre un moment, sous les plus vives ardeurs du soleil, lui donner les derniers secours ; il revint au bout de plusieurs heures, i)ortant la mort dans les veines ; il expira peu après, bénissant Notre-Seigneur d'avoir sauvé cette Ame au prix de sa vie.

Colin, Labor. evangel. . . de los obreros S. J. . . y progressas de su Provinc. en las Islas Filipinas. . . l. 3, c. 25. — Patrignani, Mcnol., 8 maggio, p. 50.

Le huitième jour de mai mourut à Naples, en 1628, à l'âge de quinze ans, le F. Antoinu: Giovine, Scolastique, sept mois seulement après son entrée au noviciat. Son père et sa mère étaient de parfaits chrétiens, et relevaient avant tout pour Dieu. Aussi lorsque leurs amis ou leurs serviteurs blâmaient parfois devant eux l'angélique enfant de se traiter avec une rigueur extrême. « Laissez-le, répondaient-ils, n'est-il pas juste après tout qu'il préfère l'amour de sa pureté, h l'amour et au soin de sa santé ? ou pouvons-nous lui désirer un plus grand bonheur que celui de devenir un saint » ? Le jeune Antoine obtint donc sans peine leur consentement, dès qu'il se sentit appelé par Notre-Seigneur à la Compagnie. Les quelques jours qu'il vécut parmi nous rappellent les plus belles vertus du bienheureux patron des novices. Nul ne parvenait à l'égaler, surtout dans son amour [)our la très sainte Vierge, et son ardeur à lui offrir toujours de nouveaux sacrifices. Il n'é- A. I. — T. I. — 68.

prouvait qu'une seule peine, celle de ne jamais assez souffrir ; et dans sa dernière maladie il prenait goutte à goutte les plus amers breuvages, pour les savourer à loisir. Mais rien n'était plus beau, dit la relation de sa mort, que de voir à la sainte table le F. Giovine, très doucement recueilli, le visage comparable à une flamme, tant le feu du divin amour se répandait alors sur ses traits.

Santa GATA, Istor. délia Provinc. di Napoli^ t. 4, p. 469.

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