‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 109 sur 356 · XXVII AOUT · texte numérisé non relu

XXVII AOUT

Le vingt-septième jour d'août de l'an 1625, le P. Jean Beaufermez, né à Bruges, mourut victime de sa charité au service des pestiférés d'Anvers, à VC\ge de trente-cinq ans. Il avait déjà rempli les fonctions de curé pendant six ans, avant d'entrer dans la Compagnie ; mais il ne s'en livra pas moins pleinement à l'obéissance et à la recherche assidue de tout ce qui pouvait mortifier ses habitudes, ses goûts et sa volonté. On ne pouvait lui faire de plus sincère plaisir que de lui donner ce qu'il y avait de plus pauvre et de plus incommode dans la maison. Il s'examinait avec un très grand soin presque à chaque heure du jour, et puisait la force d'àme qui lui était nécessaire, aux pieds de la très sainte Vierge et de Notre-Seigncur dans le sacrement de son amour. Par un profond sentiment iriuimilité, il aimait à servir de compagnon aux Pères cpii allaient exercer le saint ministère, et à passer la nuit auprès des mourants. Quand il désirait obtenir une grâce spéciale ou le salut de quelque àme, il redoublait ses austérités et ses prières. A l'époque du siège de Bréda par les catholiques, ayant appris que l'armée hollandaise préparait contre eux une attaque formidable, il passa la nuit tout entière au pied du saint tabernacle, et n'interrompait de temps en temps ses supplications

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