‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 124 sur 356 · IV SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

IV SEPTEMBRE

Le quatrième jour de septembre de l'an 1626, mourut à Dublin, sa patrie, le P. Christophe Holywood, supérieur de la mission d'Irlande pendant vingt-trois ans, et longtemps confesseur de la foi dans les prisons de Londres ; il est plus connu dans les histoires de la Compagnie sous le nom latinisé de Christophorus a Sacro-Bosco. Les cachots de Gatehouse, de Wisbeach et de Framlingham, écrivait le P. Henri Garnett, pouvaient rendre témoignage à ses héroïques vertus. Lorsque le secrétaire d'état, Robert Cecil, lui demanda comment il avait osé, malgré les défenses d'Elisabeth, remettre les pieds dans le royaume : « Pour sauver vos âmes », lui répondit-il avec une sainte et généreuse liberté. A peine déporté en Flandre, à l'avènement de Jacques F"", il s'embarquait de nouveau pour l'Irlande ; et pendant les douze dernières années de sa vie, il soutint la foi de ses compatriotes avec tant de succès et d'éclat, qu'en 1614 le roi d'Angleterre consacrait une partie de ses discours à se plaindre en plein parlement du jésuite Holywood. Ce généreux disciple de Jésus-Christ mourut à l'Age de soixantequatre ans, dont il avait passé quarante-quatre dans la Compagnie.

SoTUELLLs, Bihlioth.^ p. 144. — Sommervogel, Bihlioth., t. 4, p. 446. — HoGAN, Ibernia ignatiana, p. 33 et passim. — Oliver, Collections, p. 249. — FoLEY, Records, t. 7, p. 370.

Le quatrième jour de septembre de l'an 4653, mourut saintement à Tongres le P. Sidronius IIosschius ou de IIossche, l'un des poètes latins modernes les plus distingués. Fils d'un simple berger de Merckem, au diocèse d'Ypres, il se présenta au noviciat de la Province de Flandre, après d'excellentes études. Comme la faiblesse de sa santé faisait craindre qu'il ne devînt un jour inutile à la Compagnie, il s'offrit aux supérieurs à passer le reste de sa vie dans les plus humbles emplois de nos Frères, plutôt que de s'exposer à la perte de sa vocation. Il aimait à parler, sans affectation néanmoins, de l'obscurité et de la pauvreté de son origine ; et pour suppléer à ce qu'il ne pouvait faire, à cause de l'infirmité de son corps, il s'attachait à cette perfection de l'obéissance dont il trouvait de si rares exemples dans les premiers temps de la Compagnie et dans les vies des anciens Pères, particulièrement de saint Dosithée. De plus, à toutes les heures du jour, le P. Hosschius repassait doucement dans son esprit un des mystères de la Passion du Sauveur. Les remarquables élégies qu'il nous a laissées ne témoignent pas moins de sa piété que de ses talents. Le P. Hosschius mourut à l'âge de cinquante-sept ans, dont il avait passé près de trente-sept dans la Compagnie.

SoTUELLXjs, Biblioth., p. 740. — Patrignani, Menol., 4 selt., p. 16. — Sommervogel, Bihlioth., t. 4, p. 473. — Méiiologe holland., 4 sept. — Gtjidée, Ménol., 4 sept., p. 279. — Feller, Dictionn. histor. t. 3, p. 575.

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