‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 234 sur 356 · IV NOVEMBRE. P. IGNACE DIERTINS · texte numérisé non relu

IV NOVEMBRE. P. IGNACE DIERTINS

pris les Exercices de notre Bienheureux Père. Mais, au témoignage de l'auteur de son éloge, il ne s'était pas contenté de les étudier spéculativement, il les avait fait entrer dans toute la trame de sa vie. Les vertus solides recommandées par notre saint fondateur brillaient en lui avec un éclat peu ordinaire : l'humilité, le renoncement, la constance dans ses desseins, une égalité et une sérénité d'âme inaltérables, un domaine si parfait sur ses passions,^ qu'on ne surprit jamais sur ses lèvres une parole qui sentît l'émotion ; enfin une charité insigne prête au sacrifice de sa vie. En d678, une maladie pestilentielle s'était déchaînée avec une telle violence sur Anvers, qu'elle emporta le quart de la population et jusqu'à vingt-six des Nôtres. Le P. Diertins était alors Provincial. Il s'empressa d'envoyer des secours en hommes à la malheureuse cité, et accourut lui-même sur le théâtre de la contagion, pour animer les siens en s'associant à leur dévouement.

Le P. Diertins était doué des plus heureuses qualités de gouvernement ; il remplit tour à tour les premières charges de la Compagnie. Il fut deux fois Provincial de Flandre-Belgique, Recteur des collèges de Louvain et de Bruxelles, Visiteur et Provincial de Pologne et de Lithuanie, et enfin élu par la quatorzième Congrégation générale Assistant d'Allemagne. C'est dans cette importante fonction que s'écoulèrent les dernières années de sa longue et laborieuse existence. Il mourut très saintement à l'âge de soixante-quatorze ans, dont il avait passé cinquante-huit dans la Compagnie.

Matériel quœdam pro elogio R. P. Ignatii Diertins [E nis. S. J.). — SoMMERVoGEL, BiôHot/i., t. 3, /?. 53.

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