‹ Ménologe de la Compagnie de JésusChapitre 39 sur 356 · XXII JUILLET · texte numérisé non relu

XXII JUILLET

* Le vingt-deuxième jour de juillet de l'an 1679, mourut glorieusement sur l'échafaud de Gardiff le Vénérable P. Philippe Evans, victime de la haine des hérétiques contre l'Eglise romaine. Il travaillait à peine depuis quatre ans dans la mission du pays de Galles, lorsqu'il fut pris, conduit à Londres et condamné à périr de la mort des traîtres sur l'échafaud. Nous avons peu de détails sur sa vie, mais on peut juger de l'impression profonde que faisait la seule vue de sa sainteté par le respect et la confiance qu'il parvint à inspirer en peu de temps à son gardien, Get homme, voyant l'exécution du serviteur de Dieu différée de jour en jour, finit par lui accorder même la liberté de parcourir la ville et de visiter les catholiques, à la seule condition de revenir dès que l'heure de son supplice serait décidée. On raconte que le P. Evans jouait avec quelques amis, lorsqu'on vint lui porter la terrible nouvelle et le presser de rentrer au plus vite dans sa prison. « Qu'est-il besoin de tant se hâter, répondit-il tranquillement ; laissez-moi au moins finir ma partie ».

Il montra jusqu'à la fin la même intrépidité et le même sangfroid. En voyant l'échafaud sur lequel il allait mourir, il le salua d'une voix triomphante par les paroles de saint André : Salve, o

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