DES ASSEMBLAGES
Les assemblages à tenons et mortaises sont assez connus des menuisiers pour me dispenser d'en parler; je me suis borné à figurer trois assemblages à queue d'aronde.
Les fig. 19 et 20 représentent deux parties pleines assemblées à queues d'aronde, que l'on nomme queues apparentes.
La figure 21 représente un assemblage à queues d'aronde recouvertes; cette espèce d'assemblage se fait ordinairement aux têtes des tiroirs.
Les fig. 22 et 23 représentent un assemblage à queues d'aronde recouvertes et d'onglet, que l'on nomme assemblage à queues perdues.
Et les fig. 24 et 25 représentent les parties vues sur le champ.
ET TRAITS D ALONGEMENT. 93
Il est essentiel d'observer de mettre les joints des parties pleines dans PLANCHE une queue, ou entre deux entailles, comme l'indiquent les lig. 19 et 20 , XXII. • pour que les joints se trouvent liés par les assemblages.
Des Assemblages ou traits d'alongement.
Les assemblages ou traits, que l'on fait pour ralonger le bois, se font de différentes manières.
La première et la plus simple, que l'on nomme en sifflet ou flûte, est représentée fîg. 26, 27 et 28 : les fîg. 26 et 27 font voir les deux morceaux séparés, et la fîg. 28 représente les deux morceaux assemblés. Cet assemblage n'est solide qu'autant qu'il est retenu par des chevilles ou des clous, et collé.
La seconde manière est de faire une entaille à demi-bois aux deux morceaux, comme les représentent les fîg. 29, 3o et 3i : les fîg. 29 et 3o font voir les deux morceaux séparés, et la fîg. 3i les représente assemblés. Cet assemblage se nomme à entaille à moitié bois ou à mi-bois, et a besoin d'être retenu par des chevilles ou des clous, et collé.
La troisième est de faire un tenon dans un des morceaux , et un enfourchement dans l'autre, comme les représentent les fîg. 3a, 33 et 34: les fîg. 32 et 33 font voir les deux morceaux séparés , et la fîg. 34 les représente assemblés. Cet assemblage se nomme à enfourchement , et a besoin d'être retenu par des chevilles ou des clous, et collé.
La quatrième est d'assembler les deux morceaux ensemble à queue d'aronde, comme les représentent les fîg. 35, 36 et 37 : les fîg. 35 et 36 font voir les deux morceaux séparés, et la fîg. 37 les représente assemblés. Cet assemblage est pour les pièces destinées à retenir l'écartement.
La cinquième est d'assembler les deux morceaux ensemble entaillés à demi-épaisseur du bois et assemblés à double queue d'aronde, comme les représentent les fîg. 38, 39 et 40 : les fîg. 38 et 39 font voir les morceaux séparés, et la fîg. 40 les représente assemblés. Cet assemblage est plus solide que le précédent pour tenir l'écartement.
La sixième est une espèce de sifflet, mais ayant les bouts retenus dans des entailles pratiquées à chaque morceau , comme les représentent les fîg. 4i, 42 et 43 : les fîg. 41 et 42 font voir les deux morceaux séparés , et la fîg. 43 les représente assemblés. Cet assemblage se nomme à sifflet ren-