‹ Menus propos; mélanges philosophiquesChapitre 10 sur 32 · HISTOIRE TRISTE D’UN MARCHAND DE JOUJOUX · texte numérisé non relu

HISTOIRE TRISTE D’UN MARCHAND DE JOUJOUX

Avant hier, il s’est fait à Paris une exécution ; — on en avait pu lire l’annonce à l’avance dans les journaux : — un malheureux marchand de jouets d’enfants a vu son magasin saisi et vendu par les huissiers.

Ah ! s’il y avait encore des enfants, quel triste spectacle c’aurait été pour eux que de voir leurs amis appréhendés parles reeors et vendus « au lieu ordinaire des ventes ! »

A qui vont échoir ces beaux chevaux à roulettes ? Et ces corps d’armée de soldats de plomb, qui les mènera désormais à la victoire?

Et les jolies poupées ?

Des huissiers touchent leurs charmes gonflés de sonî^ô profanation! Ils chiffonnent leurs belles robes ! ô crime ! Mais que fait cela à ces belles petites demoiselles de sept ans qui dédaignent depuis longtemps déjà ce touchant et premier amour maternel pour les poupards de carton ! — Ne sont-elles pas à elles-mêmes leurs propres poupées? Elles seraient jalouses des belles robes de leurs Allés aux yeux d’email. — Et puis, jouer à la poupée, des filles de sept ans ! Allons donc 1 bon pour des enfants ! Mais des petites demoiselles de sept ans que l’on mène aux Tuileries en robes de soie ; — de petites

demoiselles qui ne songent qu'à se faire remarquer par les beaux messieurs et qui leur adressent des regards encourageants ! — je ne parle pas de jeunes messieurs de sept du huit ans, au col rabattu, à la veste ronde ; — non, je parle de vrais messieurs, avec de vrais lorgnons collés sur l’oeil, avec de vrais cols de chemises empesés et soutenant les oreilles ; de vrais messieurs à l’air froid, de vrais messieurs à l'air anglais.

On peut vendre des poupées « au lieu ordinaire des ventes, » les petites demoiselles ne s’y opposent pas.

Et les petits messieurs ne feront-ils rien pour les

sabres de fer-blanc, pour les chevaux de carton, pour les casques de papier doré, pour les tambours et les trompettes ?

Pas davantage. On élève les garçons dans cette idée odieuse jetée par un ministre déchu aux oreilles avides d’une population normande : « Enrichissezvous ! »

Les tambours, les sabres, les clairons ! ça empêche de s’entendre sous les voûtes de la Bourse. Les petits garçons ne rêvent plus d’être lanciers polonais ou hussards ; ils rêvent d’être agents de change, agioteurs, boursicoteurs. Ils rêvent, non plus de gloire et de lauriers métaphoriques sur leur tète, mais d’argent et de foin dans leurs bottes.

La Gazette des Tribunaux racontait, il y a huit jours, l’histoire d’un petit bonhomme d’une dizaine d’années, je crois, qui avait volé à plusieurs reprises de l’argent dans son école.

Que croyez-vous qu’il avait fait de cet argent ?

Vous croyez peut-être qu'il avait acheté des billes • en stuc, en marbre ou même en agate ?

Ou bien un sabot avec son fouet en véritable peau d’angu.ille?

Ou une de ces balles en gomme élastique, objet,

pour notre génération, de désirs quelquefois si longs

et si souvent trompés ?

Ou une toupie en buis avec sa corde de fouet terminée par un bouton? .

Rien de tout cela.

Notre jeune homme avait acheté trois de ces petites croix d’argent dont ou orne le samedi, dans les écoles, la boutonnière des élèves qui ont obtenu les premières places.

N’était-cc pas tout à fait au-dessus de son âge ? Des hommes sages, des hommes de cinquante ans , des hommes à cheveux gris , n’ont pas fait mieux lorsque récemment ils achetaient à ce prince de la septième chambre des décorations de fantaisie , — des ordres cocasses dont ils ornaient leurs boutonnières, — des rubans lilas, des rubans puce, des rubans couleur cheveux de la reine, des rubans couleur caca-dauphin , couleur tabac d’Espagne, couleur de souris effrayée, — que l’on vit tout à coup émailler comme une floraison printanière un si grand nombre d’habits, dont la seconde boutonnière de gauche s’était jusque-là contentée du

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mensonger œillet rouge, qui fait croire à dix pas que vous êtes officier de la Légion d’honneur, et fait voir à trois pas que vous êtes un sot.

Le petit bonhomme était dans les vraies idées du jour ; on aime encore et toujours les titres et les décorations, parce que ce signe & fait bien à la suite du nom dans les prospectus où Ton demande des actionnaires. Mais payer une décoration d’un bras, d’une jambe, de trente ans de fatigues et de dangers, comme tant de braves soldats, d’une vie entière de travaux et de veilles mortelles, comme tant d’artistes et d’écrivains distingués, allons donc 1

Je ne puis donc exciter la pitié de MM. les petits garçons et de M 11 ** les petites filles sur cette triste aventure d’un pauvre marchand de jouets d’enfants victime du progrès qui supprime l’enfance, et ruiné après avoir passé toute sa vie à leur faire des bonheurs de bois, des amis de carton, qu’il devait voir dédaignés par ceux auxquels il les destinait et appréhendés par les huissiers.

Qui donc s’afflige avec moi?

Nodier est mort ; il aurait bien compris, lui, ce qu’il y a de lamentable dans cet événement.

Mais il y a encore Janin, qui aime pierrot et à écrit son histoire.

Il y a Victor Hugo, qui racontait, il y a vingt ans,

le soir, à ses petits enfants, cette si belle histoire de Polichinelle qui durait toujours , et dont la suite se remettait inexorablement au lendemain, et qui a ptficédé le roman en feuilletons.

Il y a encore ceux avec lesquels j’ai joue dans notre enfance de si beaux drames pour lequels nous préparions des sabres de bois dont la poignée était recouverte de papier d’or et la lame frottée de mine de plomb. C'était tout ce qu’on préparait pour les représentations du soir. On abandonnait le reste aux chances de l’improvisation. C’est nous qui inventâmes la suppression des entr’actes, les changements à vue, parce que nos frères cadets, spectateurs malgré eux dë nos chefs-d’œuvre, se sauvaient et s’allaient cacher pendant les entr’actes.

Et ainsi à tous ceux qui ont été enfants comme nous, à tous ceux qui se souviennent des primevères de la vie.

Salut 1

Il n’y a plus d’enfants, donc il ne faut plus de joujoux, pour les enfants ; — les ex-enfants veulent jouer avec les joujoux de l’âge mûr, ils veulent s’enrichir à tout prix , ils veulent tromper, fourber, rapiner comme de grandes personnes ; — il leur faut

des jeux de cartes, il leur faut des coupons d’actions, — il leur faut des affaires.

Et cependant comme on leur fait des joujoux bien plüs beaux et surtout bien plus chers que ceux qu’on nous faisait autrefois, — on sent qu’ils sont blasés. Nous, nous ajoutions par la conscience, par la joie, par l’entrain, tout ce qui manquait à nos joujoux grossiers, comme on fait un bon repas avec la faim et la soif.

Mais c’est fini 1 Fabricants de joujoux, amis dévoués des enfants, votre commerce est perdu, vous aurez beau imaginer, perfectionner... vous serez saisis et vendus par les huissiers « en la salle ordinaire des ventes. »

Les enfants veulent des billets de loteries plus ou moins autorisées; les enfants veulent des promesses d'actions; les enfants veulent du Nord , ou de la Vieille-Montagne, ou des Quair e-Canaux. Les petits garçons veulent de l’argent, les petites filles veulent des belles robes... pour elles-mêmes.

Mais qu’il a dû être déplorable de voir Colombine enlevée, non plus par Arlequin, mais par un recors ; Colombine passant de mains en mains de vieux brocanteurs qui ont dû friper sa robe de gaze rose !

Et Polichinelle 1

J’avoue que Polichinelle m’étonne; Polichinelle, accoutumé à battre le commissaire et à rosser le guet, comme un roué de la Régence; Polichinelle s’est laissé prendre, plier en deux, serrer dans des boites, puis déplier et mettre en vente par des satellites de l’huissier; Polichinelle n'a pas fait entendre son redoutable brrrrrrr ; Polichinelle n’a pas saisi son bâton tant de fois victorieux; Polichinelle a subi de pareils traitements ! Ah I le rouge de son nez a dû monter jusqu’à son front déshonoré ! Polichinelle, qui n’avait cédé qu’au diable 1

Polichinelle a suivi les rois de bien près!

Si Polichinelle s’en va, les portiers arrivent.— On sait l'autorité despotique qu’ils avaient seuls conservée au milieu de la ruine des droits féodaux. — Dime et sou par livre; droit de jambage sur le bois des locataires ; droit de prélibation sur leurs journaux; droit, sinon de haute et basse justice, du moins droit de justice du haut en bas des maisons. — Eux seuls pouvaient encore déclarer un homme infâme, effacer son écusson et le déshonorer. — Pour eux seuls subsistait la confiscation à l’endroit des cartes de visite, des journaux, etc., adressés aux locataires qui avaient forfait. — Ils rendaient des ordonnances de couvre-feu, avec amendes à leur pro-

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fit contre les retardataires. Pour les portiers seuls 89 est non avenu.

Eh bien ! ils ne sont pas encore contents.— Mais, comme dit M. Lhomond dans son rudiment, son ambition perdra cet homme, sua eum perdet ambitio.

Je crois que leur ambition aveugle les portiers. — Jupiter voudrait-il les perdre? Quos vult perdere Jupiter dementat- — Us veulent descendre dans l’arcne commune, ils veulent ne plus être despotes, ils consentent une charte, ils se font constitutionnels ; — ils font ce que font les femmes qui descendent dans la rue, armées de toutes pièces : — ils prétendent à la considération, aux égards, aux succès de salon.

Voici ce qu’on lit dans un des derniers numéros du Journal des Petites-A/jicfies :

«N°6153. Un homme et une femme ayant été' concierges désirent se replacer. Ayant des meubles propres, ils désirent une loge convenable. » (Textuel.)

Pourquoi ont-ils quitté la profession de concierge et veulent-ils la reprendre? U y a là certainement l’histoire d’une grandeur passagère et d’une décar dence rapide.

Qu’ont-ils fait dans cet intervalle où sans doute ils ont acquis les meubles qu’avec une orgueilleuse modestie ils appellent des meubles propres.

Qu’entendent-ils par une loge convenable? Où s arrêtera cette prétention nouvelle? Ne verrons- , nous pas bientôt d’autres annonces ainsi conçues :

« Un tel et sa femme désirent une place de concierge. Comme ils ont des relations dans le monde et reçoivent le samedi, ils voudraient un salon un peu vaste. »

« Un tel et sa femme désirent une place de concierge ; madame voudrait une salle de bain. »

« Un tel et sa femme désirent une place de concierge ; il leur faudrait une remise et une écurie pour deux chevaux. »

« Un tel et sa femme désirent une place de concierge. Le mari s’occupe de littérature, et sa femme brode. Il serait à désirer que le propriétaire pût faire leur ménage. »

Le 19 janvier 1833 est mort un charmant musicien, l’auteur du Pré aux Clercs , Zampa, etc. — Ces jours derniers, — à Paris, dans une maison donnant

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d’un côté sur la cour du Harlay et de l’autre rue de la Barillerie, — au Palais de Justice en un mot, s’est, en plein jour, en audience publique, agitée la question de savoir si les belles partitions d’Hérold, Zampa et le Pré aux Clercs , appartenaient à la veuve d'Hérold et à ses enfants ou à M. Schœnemberger, — qui ne les avait ni achetées ni acquises à aucun titre, mais les avait fait graver et les vendait à son propre bénéfice, parce que tel était son bon plaisir.

Dans une cause analogue, il y a quelques années, l’avocat récita de longues phrases, et soutint plusieurs heures durant que les ouvrages en litige étaient tout aussi bien la propriété de l’éditeur que la propriété de la veuve et de ses enfants. — Nous ne pûmes le quereller à ce sujet, parce que ce n’était peut-être pas son opinion. Il était possible qu’il eût au contraire des idées fort libérales et fort sensées sur la propriété des œuvres de l’esprit, et peutêtre il aurait mieux aimé que le hasard lui eût donné à défendre ceux qu’il attaquait, et à soutenir la cause contraire à celle qu'il plaidait.

Mais revenons au procc i en question.

M. Pinard, substitut du procureur impérial, a pensé très- sensément que la musique du Pré aux

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Clercs et de Zampa appartenait plutôt à Hérold qui l’avait composée, qu’à M. Sehœnemberger qui l’avait fait graver, — du moins pour un temps.

Le tribunal correctionnel, septième chambre, a été de l’avis de M. Pioard, et M. Sehœnemberger a été condamné à 25 francs d’amende, à 400 francs de dommages-intérêts et à la confiscation des exemplaires contrefaits.

Je reconnais avec empressement que M. Pinard et les magistrats composant la septième chambre ont fait en cette circonstance tout ce que l’état actuel de la législation leur permettait de faire, pour le génie et pour le bon sens. Le tribunal, dans les considérants de son jugement, a parlé des droits que possède la propriété des œuvres de l’esprit « au respect de tous et à la protection de la justice. »

Mais le tribunal etM. Pinard ont été obligés de rappeler les singulières restrictions que la législation actuelle, qui est cependant un progrès notable, met encore à la propriété des œuvres de l'espr .

Ainsi, en 1777 , un écrivain avait composé un livre, ou un musicien un air; il fallait, comme un trouveur de trésor, qu’il demandât au roi la permission de l’avoir trouvé et de s’en servir à son profit. Si le roi le lui permettait, c’est-à-dire s’il obte-

naît un « privilège, » il était dit qu’il aurait pendant un temps déterminé le droit exclusif de l’imprimer, graver et faire vendre à son bénéfice, — nonobstant clameur d’avocat adverse.

En 1789, l’auteur ne publie plus en vertu <> d’un privilège accordé , » mais d’un droit que la loi lui reconnaît.

En 1810, la loi consacre le droit de l’auteur reconnu en 1789 et 1793; mais elle lui impose des restrictions en faveur du domaine public.

Enfin, la loi de 1844 reconnaît aux auteurs un droit que leurs héritiers exercent pendant vingt ans après leur mort.

C’est contre cet état de choses que je ne cesse depuis quinze ans et que je ne cesserai pas, tant que j'aurai une plume et des doigts capables de la remuer, de provoquer les sentiments de justice et de bon sens des législateurs.

Si madame Hérold était morte avant son mari ou en même temps que lui, la législation actuelle aurait donné raison à M. Schœnemberger : c’est lui qui, aujourd’hui, hériterait d’Hérold au détriment des enfants d’Hérold.

Il pourrait vendre à son profit Zampa et le Pré aux Clercs, et si un des enfants d’Hérold s’avisait

un soir de prendre dans la boutique de M. Schœnemberger un exemplaire des œuvres de son père et de remporter, la loi no l’en tiendrait pas quitte pour 25 francs d’amende. Il irait parfaitement en prison. C’est-à-dire qu'il arrive un jour où M. Schœnemberger, ou tout autre, est propriétaire plus sérieux et plus protégé des œuvres d’Hérold que ne l’a jamais été Hérold lui-même, car M. Schœnemberger pourra léguer alors à ses enfants les exemplaires qu’il possédera de Zampa et du Pré aux Clercs; ceux-ci les légueront à leurs enfants et ainsi de suite, éternellement.

Tandis qu’HéroId n’a pu laisser Zampa et le Pré aux Clercs à ses enfants que pour vingt ans.

Il n’y a pas un des boulons qui ferment la devanture de la boutique de M. Schœnemberger qui ne soit une propriété plus sérieuse, plus réelle, plus protégée par la loi que Zampa et le Pré aux Clercs, deux œuvres immortelles dues au génie d’Hérold.

* Sans doute, en pareil cas, l’organe de la loi, laquelle est respectable en tant que loi, doit rappeler, même malgré lui, les intentions du législateur, « et l’intérêt public qui exige que tôt ou tard l’œuvre littéraire ou musicale tombe dans le domaine de tous. »

Mais il serait aussi fort agréable dans l’intérêt public que les maisons et les terres de M. Schœnemberger, s'il a des maisons et des terres, tombassent tôt ou tard dans le domaine de tous. Cependant, si « l’intérêt public » s’avisait de vouloir « l’exiger, » l'intérêt privé, protégé par la loi, rirait au nez de l’intérêt public.

Comment se fait-il que les idées qui germent et s’épanouissent sous la toque de l’organe de la loi tomberont dans « le domaine de tous » et que cette toque n’y tombera jamais ?

D’où vient cette prééminence de la propriété matérielle? Comment! les auteurs, les inventeurs de tout genre, tous les ouvriers de la pensée et de l’intelligence sont des parias hors la loi ! des ilotes qui doivent travailler au profit des autres ! des esclaves qui ne peuvent laisser d’héritage, qui ne possèdent et ne peuvent donner que l’usufruit de leurs œuvres, la plus réelle sans contredit des propriétés ! qui ne sont que fermiers et locataires de leur génie, dont leurs enfants sont expropriés sans indemnité vingt ans après leur mort !

Pourquoi cette indifférence de la loi contre l’auteur et l’inventeur ? — L’auteur ne peut laisser que pendant vingt ans ses oeuvres à ses enfants ; — l’in-

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venteur, sous le nom de brevet, est forcé de payer une sorte d’amende pour être possesseur de son invention, et ce pendant un temps limité ; — il faut qu’il achète son invention, ou plutôt il ne peut que la louer, car elle appartient à tous, il ne peut ainsi en ê tre que le iocataire et le fermier, et encore à condition d’en payer le loyer.

Dieu qui

Aux petits des oiseaux a donné la pâture,

n’a pas pris le même soin des enfants des musiciens, ces oiseaux divins, et quand leur âme s’envole pour se mêler aux célestes concerts, leurs petits peuvent se nourrir du mouron et du séneçon répandus avec tant de profusion dans les champs.

Il faut que la loi prenne un des deux partis que voici pour être conséquente:

Ou qu’il soit défendu et rendu impossible aux écrivains, musiciens, inventeurs et autres ouvriers de la pensée, de mettre au monde des créatures pauvres et déshéritées d’avance, en un mot, qu’il ne soit pas permis de faire des héritiers à ceux à qui il n’est pas permis de faire un héritage ;

Ou bien que, puisque les oeuvres de ces hommes

appartiennent à tous et tombent dans le domaine public, — leurs enfants aussi tombent dans le domaine public et soient nourris par l'État aux frais de tous ;

A moins qu’on n’en vienne tout simplement à ceci : « La propriété littéraire est une propriété. »

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