‹ Menus propos sur les sciencesChapitre 2 sur 43 · L'A MACHINE · texte numérisé non relu

L'A MACHINE

Qu'est-ce^ qu'une machine? demandait- on à un ouvrier anglais. — Tout ce qui , au-delà des dents et des ongles, sert à travailler, répondit-iL — L'ouvrier se trompait ; les dents et les ongles sont eu:is-mémes des machines ainsi que nos mem-^ bres qui sont des leviers. On pourrait même dire fcue ce sont les machines naturelles dont il dispose qui donnent à l'homme l'idée des machines artificielles qu'il invente.

Au début, l'homme se sert tout naturellement de ce qu'il a en lui ou de ce qui ne lui coûte aucun effort. Il trouve dans ses membres des machines toutes prêtes; dans les pierres, des armes ou des

outils tout faits. Veut-il boire? Il rassemble ses doigta, arroadit sa main en coupe, et puise à même dans Teau du ruisseau. Plus tard il trouvera Técorce durcie et résistante d'un fruit ou le crâne d'un de ses semblables qui lui fournira un vase naturel. Son instinct d'imitation une fois éveillé, il façonnera lui-même des ustensiles divers en creusant le bois ou en moulant l'argile. Ainsi il invente le seau, la cruche, la jarre, etc. .

Des raisons nombreuses le poussent à s'établir au bord des lacs et des cours d'ea^u. Le besoin d'eau d'abord, puis les ressources de la pêcHe; enfin, le fleuve est pour lui une voie de communication, un chemiri^ qui marche et qui porte où il veut aller. Il trouve donc l'eau à sa portée, et sans peine il remplit son vase. Mais lorsqu'il sera forcé de s'éloigner du fleuve, de vivre' dans les forêts ou dans les terres, il creusera des puits, et, de ce jour, il inventera la corde pour y suspendre le seau. Enfin viendra cette ingénieuse machine, la poulie, qui permet de tirer la corde dans un sens plus commode sans qu'il y ait de force perdue.

Le seau fournit tout d'un coup une assez grande quantité d'eau : c'est donc une dépense de force notable en un temps relativement court. A l'aide de la pompe, le travail est décomposé. On obtient 1^ même quantité d'eau en détail, par une série de faibles efforts et à la condition d'y employer un temps plus long.

Par ce seul exemple pris au hasard, on voit com* ment l'homme arrive graduellement à la machine la plus complète.

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