LA FLAMME U
plus OU moins purifié, c'est-à-dire une combinaison à' hydrogène et de carôone. Aussi, toutes ces flammes se ressemblent-elles, et ne diffèrent guère que par l'intensité. Toutes offrent plus ou moins la teinte jaune caractéristique.
Cette teinte jaune explique pourquoi une robe bleue parait verte aux bougies, — on sait que le bleu et le jaune mêlés font du vert, — pourquoi les gants jaunes paraissent de couleur paille et les gants paille de couleur blanche.
Avez- vous observé que toutes les flammes présentent la même forme renflée à la base, efBlée au sommet? En effet, le gaz se dégage du corps solide ou du corps liquide qui lui donne naissance sous forme de bulles qui brûlent extérieurement. — A mesure que les bulles se consument, elles s'élèvent et diminuent de grosseur en brûlant, jusqu'à ce qu'elles soient complètement détruites.
Il y a donc toujours, dans l'intérieur de la flamme, une partie obscure où rien ne brûle et une enveloppe enflammée. Cela est facile à reconnaître à l'aspect, niais on peut faire une expérience fort simple qui le prouve. Placez en travers de la flamme une allumette ou mieux un fil de fer ; si c'est une allumette, vous la verrez brûler d'abord aux points qui touchent les bords de la flamme, tandis qu'elle sera encore intacte au milieu ; si c'est un fil de fer trèsfin, il rougira à ces mêmes points et restera noir au milieu.
Voyez la mèche de la bougie, lorsqu'elle s'allonge et se tord, devenir incandescente à son extrémité et se consumer. Aussi n'est-il pas nécessaire de la
moucher. La mèche tressée se courbe d'elle-même et vient trouver la partie brûlante de la flamme. Ce résultat s'obtient en trempant la mèche dans un liquide (eau, acide sulfurique et acide borique) qui en vitrifie les cendres à la température de la flamme. On voit, en effet, ime perle incandescente terminer l'extrémité de la mèche et la courber par son poids.
Les combustibles généralement employés, le bois et le charbon brûlent avec flamme. Les éléments de ces corps peuvent, en effet, donner naissance à des gaz. On sait d'ailleurs que le gaz de Téclairage vient de la houille, et que la houille elle-même a une origine végétale. Quant à l'éclat de ces flammes, il est dû à des parcelles de charbon suspendues dans l'intérieur.
On croirait volontiers qu^une flamme est d'autant plus chaude qu^elle est plus brillante, mais la lu* mière et la chaleur, tout en allant de compagnie, ne marchent pas de pair. La flamme de l'hydrogène, qui est  peine visible, est cependant très-chaude*
Il est facile de la rendre lumineuse, il sufBlt de plonger dans rintérieur une spirale de platine.
C'est en dirigeant sur la flamme d'hydrogène un jet d'oxygène et plaçant au sein du mélange enflammé un fragment de craie, qu'on produit la lumière de Drummond, une des sources lumineuses de plus grand éclat.
Âinsi^ le corps gazeux forme la flamme que le corps solide rend lumineuse.