SCENE VI
Lis Mêmes, M" MEBÇADET, JL’LIE.
mbrcaoet. Voici ma femme et ma fille.
m Rit 'Court. Madame, permetlez-moi de vous présenter monsieur de la Brive, un jeune homme de mes amis, qui a pour mademoiselle votre fille une admiration...
dr la brivb- Passionnée.
mbrcadkt. Ma fîllo est tout à fait la femme qui convient à un homme politique.
os la brivb, à Mêricourt, il lorgne Julie. Parfaitement bien. (A madame Mtrcadel.) Telle mère, telle fille, madame ; je mets mes espérances sous votre protection.
mrrcadet. Présenté par monsiour Méricourt, monsieur ne pont être que bien venu. Julie. Quel fat!
mfRCadbt. à sa fille. Puissamment riche!
Nous serons tous millionnaire*!... et un garçon excessivement spirituel. Allons, soyez aimable, il le faut.
julii. Que voulez-vous quo je dise à un dandy que je vois pour la première fois, et que vous me donnez pour mari?
de la brive. Mademoiselle veut-elle me permettre d’eepérer qu’elle ne sera pas contraire...
jolie. Mon devoir est d’obéir h mon père. de la brive. Les jeunes personnes ne sont pas toujours dans le secret des. sentiments qu’elles inspirent. Voici deux mois que j’ani- ] bitionne le bonheur do vous offrir mes Hom- . mages.
jDLi*. Qui, plus qup moi, monsieur, peut ae trouver flatlee d’exciter l'attention?...
H«» hkucadet, à Mêricourt. C’«st fort bien. (Haut.) Monsieur de la Brive nous fera sans doute, ainsi que ton ami, le plaisir d’accepter à dîner sans cérémonie?
mbrcadkt. La fortune du pot I... (A de la Brive.) Vous serez indulgent.
Justin, entrant du fond, bas d Mercade!. Monsieur Pierquin demande à parler à monsieur.
mkrcadet, bat. Pierquin?
juin». Il s’agit, dit-il, d’une affaire importante et pressée.
nkjvcadrT. Quo peut-il me vouloir? Qu’il vienne. (Justin nort. Haut.} Ma chère, ces messieurs doivent être fatigués. Si vous les
conduisiez an salon... Monsieur de la Brive, offrez le bras à ma fille.
de la brivb. Mademoiselle...
JULIE, à part. Il est bien fait, il est riche, pourquoi mo reehérrhe-t-il?
m“* mkiuiadet. Monsieur de Mêricourt, venez-vous voir le tableau que nous devons mettre en loterie pour los pauvres orphelins ? mêricourt. Jo suis à vos ordres, madame. mrrcadet. Allez... Je vous suis dans un instant.