SCENE XIV
if itVAHB* CVst cent mille éens, a-t-il dit. voila cent mille écus... (/J sort une liasse i .,orme de billets de banque qu'il pote sur le
guéridon . )
MERCADET, mirant an guéridon derant lequel il t’assied. Hein?... [Les regardant.) Qu’est-ce qun c’cst que ça ?
minaiid. Les trois conl mille francs.
piERiji iN Mes trois cent mille francs. verdeun. C’osl vrni 1
vercadf.t, éperdu. Troisccnt mille francs!... Jn les vois... Jn les touche I... Jo les liens... ! trois cent mille ,. Où as-tu eu ça ! !... mikado. Ma» c’e*t lui qui mo les a remis. MMicmT. oiw force. Lui!... qui, lui?
m isard. Mais monsieur Godeau...
MRRCADir, criant. Qui, Godeau?... Quel Go Jean ?
couunn. Mais Godeau qui rel ient des Indes, si r.rCADET. Des Indes!
violette. El qui paye toutes vos dettes. merci dit. Allons donc!... cat-c© que je donne dans cos Go... deau-là !...
eikrqitk. Il perd la tôt© J ( Tout les créa nriert ont paru au fond, fcrdclin est remonté r ers eux et leur a parle bas. )
YERDKL1M. L'S Voili tous!... tous Soldés!... Celait bien vrai.
HERCvDRr Soldés !.. . tous !.. . Oui, payés., intégralement payés!... Ali ! je vois bleu, rase, violet! l'orc-en-cicl tourne autour do moi.
Les Mêmes, M- MARCADET. JULIE, arrivant par le fond à gauche, DK LA BKIVE, par la droite.
m*< meucidf.t. Mon ami, monsieur Godeau se sent à présent en état de voua voir.
mercadet. Voyons, ma fille, ma femme, Adolphe, mes amis, entoorez-moi, vous ne voulez pas mo tromper vous.
jolie. Mais qu’as-tu donc, mon père?
mircadf.t. Di tes-moi . .. [Apercevant de la Brive.) Michnnnin... sans déguisement.
dr i.a drive. Rien m'en a pris, monsieur, de suivre les conseils de madame, vous auriez eu deux Godeau à la fois, puisque le ciel vous ramenait le véritable.
mercadet. Mais... il est donc... réellement rovonu !
verdeur. Mais tn no lo savais donc pas? mercadet. Moi ! par exemple !.. rovonu!... Salut! reine des rois, archiduderse des emprunt?, princesse des actions et mère du crédit ! Sailli, fortune tant cherchéo ici et qui, pour la millième fois, arrives des Indes! — Oh 1 jo l’avais toujours dit: Godeau est un cœur d’un© énergie! et qiirlIeproNté ! (Fenant à ta femme et à sa fille.) Mais embrassez-moi donc I u"e ■EftCinET, pleurant. Ah! mon ami!., mon ami !
mercadet, la soutenant. Eh bien I toi si courageuso dans les adversités!
m"* MF.r.cADFT. Je suis sans force cootro lo plaisir de lu voir sauvé... riche!
mercadet. Mais honnête!.. Tiens, ma femme, mes enfanta, jo vous l'avoue... eh bien, je n’y pouvais plus tenir... je succombais i tant de fatigues... l'esprit toujours tendu... toujours sous les armes... Un géant aurait péri... par moments je voulais fuir... Oh! le repos... nous vivrons h la campagne. m"' mercadet. Mais tu t’ennuieras.
mercadet. Non, je verrai leur bonheur... [Il montre .Wùiord et Julie.) Et puis... après le? fonds publics, les fonds de lerrc... L’agriculture m'occupera.. Je no serai pas fâché d’étudier l'agriculture. (Aux créanciers.) Messieurs, nous resterons toujours bons amis, nous ne torons plus d'affaires ensemble. (A de la Brive.) Monsieur de la Brive, je vous rends vos quarante-huit mille francs I delà nnivr,. Ah! monsieur!
mercadet. Et je vous prèle dix mille francs. de la uni vr. Dix mille francs i moi. Mais je ne sais quand je pourrai.
MtRCADrr. Pas do façons... acceptez... c'est une idée que j'ai.
de i.a aniYE. J'accepte 1 mercadet. Ah !... jo suis. .. créancier! je suis créancier I
m-* mercadet Mercadet... il attend.
mercadet. Oui, allons... j’ai montre tant do fois Godeau... que j’ai bien le droit de lo voir. Allons voir Gudcau !
Votâ