‹ Mercadet comedie en trois actes et en proseChapitre 15 sur 80 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes, PIERQUIN.

PIERQUIN

Recevez mon compliment... Je sais que vous faites un superbe mariage, mademoiselle épouse un millionnaire, le bruit s’en est déjà répandu.

Ah! millionnaire... non... neuf cent mille francs tout au plus.

PIERQUIN

Ce magnifique prospectus fera prendre patience à bien des gens.... Le retour de Godeau s’usait diablement.... et moimême.... •

Vous pensiez à me faire arrêter.

JULIE

Arrêter....

H m ® MERCADET, à Pierquin.

Ah! monsieur!

PIERQUIN

Écoutez donc, vous avez deux ans, et je ne garde jamais un dossier si longtemps, mais ce mariage est une superbe invention, et...

M me MERCADET.

Une invention!

Mon gendre, monsieur, est monsieur de la Brive, un jeune homme...

PlERQUtK. *

lly a un vrai jeune homme? Combien payez-vous le jeune homme ?

tt m# MERCADET.

Oh!

MERCADET, faisant un signe à sa femme.

Assez d’insolence ! autrement, mon cher, je vous demanderais de régler nos comptes... et, mon cher monsieur Pierquin, vous y perdriez beaucoup au prix où vous me vendez, l’argent... Jè vous rapporte autant qu’une ferme en Beauce.

PIBRQUIN.

Monsieur...

. MERCADET, avec hauteur.

Monsieur, je vais être assez riche pour ne plus souffrir la plaisanterie de personne... pas même d’un créancier...

Mais...

Pas un mot... ou je vous paye !... Entrez chez moi... nous réglerons l’affaire pour laquelle je vous ai fait venir.. .

PIBRQUIN.

A vos ordres, monsieur. (a part.) Diable d’homme!....

(Il entre A gauche chez Mercadct, et passe en saluant les dames.)

MERCADET, le suivant et parlant à sa femme.

La bête féroce est domptée... ça va marcher.

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