ACTE II, SCÈNE VIII
DB LA BRIVE
D’une santé... .
- MERCADBT, tremblant. • — '
Dé... délicate?.,.
DE U BRIVE
Et riche de quarante mille livres de rente,..
MBRCADET, accablé. .
Ah! mon Dieu ! c’est le chiffre!
C’est, comme vous voyez, une bonne femme à ménager que la marquise...
MBRCADET, avec force, venant à lui.
De Bourdillac!... monsieur I
DB LÀ BRIVE
Tiens I vous savez son nom?
MBRCADBT.
Et le vôtre !
DE LA BRIVE
Ah ! diable !
MBRCADET.
Vous êtes criblé de dettes; vos meubles sont au nom d’un autre; votre vieille tante a six cents livres de rentes; Pierquin, un quart de vos créanciers, a quarante-sept mille francs de lettres de change sur vous... Vous êtes Michonnin, et je suis le nabab imbécile !
DE LA BRIVE, étendu sur le canapé.
Ma foi !.. . vous êtes aussi instruit que moi...
MKRCADBT.
Allons, le diable entre de nouveau dans mon jeu.
DK LA BRIVE, à part, se levant.
La noce est faite!... Je ne suis plus socialiste ; je deviens communiste.
MBRCADET.
Trompé comme à la bourse !
DB LA BRIVE
Soyons digne de nous-même !
MERCADBT.
Monsieur Michonnin, votre conduite est plus que blâmable !
DE LA BRIVE
Eu quoi ?... no vous ai-je pas dit que j’avais des dettes ?
Soit, on peut avoir des dettes; mais où est située votre terre?
DE LA BRIVB. • '
Dans les landes.
Elle consiste? ■
DE LA RIVE. ,
En sables, plantés de sapins.
De quoi faire des cure-dents.
DE LA BRIVE
A peu près.
El cela vaut...
DE LA BRIVE
Trente mille francs.
Et c’est hypothéqué de...
DE LA BRIVE
Quarante-cinq mille.
MERCADET. . i
Vous avez eu ce talent-lk !...
DE LA BRIVE
Mais oui...
Peste!... ce n’est pas maladroit !... et vos marais, monsieur?...
DE LA BRIVE
Ils touchent à la mer.
C’est *out bonnement l’Océan !...