ACTE III, SCÈNE II
JULIE, arec orgueil.
Eh bien ! mon père!...
Trente mille francs, (a pan ) On pourrait les tripler en achetant des actions du gaz Verdelin, puis ensuite doubler encore avec... non, non. (AEinard.) Enfant, vous ôtes dans l’âge du dévouement... Si je pouvais payer deux cent mille francs avec trente mille, la fortune de la France, la mienne, celle de bien du monde serait faite... non, gardez votre argent.
M1NARD
Comment, vous me refusez ?
MERCADET, à part.
Si avec cela, je les faisais patienter un mois... Si, par quelque coup d’audace, je ravivais des valeurs éteintes!... Si... mais l’argent de ces pauvres enfants, çame serreraitle cœur... on chiffre mal en larmoyant... On ne joue bien que l’argent des actionnaires... non... non... (Haut). Adolphe, vous épouserez ma fille !
UINARD.
Oh 1 monsieur!... Julie!. ..ma Julie !
Dès qu’elle aura trois cent mille francs de dot.
Mon ami 1
JULIE
Mon père!
Ah ! monsieur... oit me rejetez-vous?
Où je vous rejette?... Dans un mois!... peut-être plus tôt...
TOUS
Comment?
MERCADRT.
Oui, avec de la tête... un peu d’argent... (itinard îuitcmi le portefeuille.) Mais serrez donc ces billets !... Tenez, emmenez ma femme et ma fille... j’ai besoin d’être seul.
M we ME RC AP ET, & part.
Méditerait-il quelque fc chose contre ses créanciers?... Je le saurai... Viens, Julie...
JULIE
Mon père... vous êtes bon...
Parbleu !
JULIE
Et je vous aime bien...
MERCADBT.
Parbleu !
JULIE
Adolphe ! je ne vous remercie pas, j’aurai toute la vie pour cela.
MINARD
Chère Julie...
MBRCADRT, les conduisant au fond.
Voyons.... voyons.,., allez exhaler vos idylles plus loin...
(Ils sortent à gauche.)