GRATITUDE
Par Toi j'ai plus appris que par les vastes livre* Dont Us feuillets tournés éventèrent mon œil- Dans ton mystère brun j'ai ravi plus de vivres' Que le chacal n'en rapte à l'office du Deuil.
Ta céleste apparence est un docte lyrisme Emmi lequel se tait l'enfer, de ta beauté, Maîtresse magnifique, histrionne du prisme Qui bariole et meut ton sénestre côté.
Mais,, mon sexe n'étant que l'écuyer baroque .' De cet art suzerain d'apprendre le . vivant, . Je voulus conjuguer un domaine équivoque Et supputer les buts de ton désir mouvant. :
Je dus «l'éparpiller en diverses abeilles
Pour séduire les fleurs de tes jardins abstraits; -
Et dus apprivoiser lés tessons de bouteilles
Qui défendaient les grippes de tes vins secrets. .
Longtemps je courtisai ta ténèbre jolie A travers les quartiersde la double-unité- Conquise enfin, gîcla l'énigme ensevelie :
Par ta pudeur native ou par ta charité.
Saint-Pol Roux.
. 6 juillet 88.