‹ Mercure de France, tome 1Chapitre 59 sur 168 · CIEL DE LIT · texte numérisé non relu

CIEL DE LIT

A Rachilde.

i^Si^^°2Lt^ par les ^ U:

plus spécialement mffiSSS^EïSi P6U ^° Ut ' * rigoles,, aux endroite où J a dL^^* eS C 7 ltés ' a, « tantôt écrasés combles 'laSe? IJZ?^ des ^«sers tantôt petits ronds * ™ ;« g g uttes d une averse, envolé/des ihv^Tomrl £ \ S °n° r< ?> ^^"omp^l . de paiUe. ^iTaéjàTm d e S *££■? *?* V' nient sur le bras 'du cher m ïri »' a P w^ bien Wde " secousses prudentes et réplièS ^î t£t ^ P * r i> ^ t,tes dégager. U bras semble ?oU e f U cHf*v Va ™ emen * de le . S Aline, Aline, atteudstfc u^uT d ° UCei ""

se E ; oi dint e dt^S* e^a^T^'i 1 ^^ semble.une chos^cSneS ^i C SOI U bra9 ' 1 ui Iui disparue. Un vam r ZJ ?3l£ % "^ ou P lutôt comme un bourdon dï fleuï JK,^ lèvTes , ^^ fond de son sommeil e^mu^u^ * ren ^ e ' et d " . — Oh que tù m'as fait mal, Albert 1

ainsi SS foTSf * P ^ dit > lb ^ attend " situations pareilles? P ° Ur Mll ° n de Crotone > d «

- -femme èt dK ^'"f? du mOT , ^ il a fait prendre

coucner ?s„S &£g5 ^"V"?*^ ] ' habi£lde d « à la «.*• " aevant ». JJ prétend que de cette facmi a la naissance du premier *nf*«* \u »■ iaçon,

" " ■.■ '■"-.■.'■.'' ri . -

■ S^£?SKÏ^»^fe « «-pointu coud"

a^ilieV uL ^^in» H? -ÏÏ aie,ïient lé « er - c ' est ™ e Rgfiexion^fteS^tA?^ 111 ??'? 1116 P eiote d '*guHles. ment éclVsef C h m P Ct UDe ]*«">" de ^rmislubitemouvem^IVo P • 1 Un - e armëe » plles s * «ont mises en Cnt ^outelinsT^ 6 ^ 6 - ?Uesexéçuient leur œuvre" courenÏÏur le^ ?vS f'"* **X* ^«"ousla peau. Elles bras, ^an-ivenfseS S ^ n ? en ^ e COQd e, Ipngent l'avan t- , . mvent serrées au poignet, un passage difficile, et

ï66 . . MERCVRÉ DE TRANCE

bandes tant * \ f™"?* ^ k main ' Se divisent P" ïax It £ïr P T pb 1? u ? , doi ^- C ' est à Ia fois doulou- ™!L, do ^ x - J S i > . Uslon g le » au, bout du doigt vibrant

i^, > " ue remonter. Longtemps les trav^ïï

leuses se croisent aîn<; ^r rt v,+ vi **ejy*«jf» ie:> iravan-,

<îmnc ^1„ j r 2 • ? 7 nt a ieurs affa ires r aux provi-

Siun^ ^ lm Pent, s'arrêtent à peine, repaS ,

versent ™ ^" u . mi . n «» Raccrochent à tin muscle, tral

b^^gl?"* bi6n éntendu - O- -te «sis:

Sîr £ w° '• ° n S ? Pf°^t. noblement de sereyeiuer le lendemain matin : dans la même riose Pi™ minutes se passent On *,, -' ^i ■ i 1UCU1C PP S «- unq ^oî^ -i> F* 55 " 11 - un en a plein les muscles, et son-

enfoui dans les. fleurs du papier peint. '

AwttS^^' l'obscurité,, entre. Albert -et Aime, la lutte des corps a. corps. A toute rencontre invo-

LrftW SPUS 6S drap -' - ils é P rou ^nt une sensation ou S™ ^ ? UCee ' * ou J?, urs désagréable. Mais les pré- If S ZrtZ 1 C ^ ?t inU î lleS ' ^ eUTS chairs sont ennemies.

S ™T ■ ^ me ' akn « Ui ' P rend sés ai ? es , ^écarte inconsidérément, se pavane,., vagabond,, et fait le beau

îw^t S9n ^ te ' AlBerti adr «*W, 'en ayant l'air 3e n exécuter qu un mouvement réflexe, d'un brusque coup de talon, remet le mollet à sa place. Réveillée en sursaut

Aime, naturellement peureuse, croit a une entrée furtived assassins qui, au préalable, la tirent- par les pieds. M le menton du^man creuse la nuque de la femme, d'un vigoureux coup d'épaule, donné à propos, Aline envoie rouler la tête d'Albert sur l'oreiller de l'autre bor^sS! K fA C ° re ^.^"«t- Sa °s doute « un de la classe * Al J, V? P - ren4re le tr V n *' îl va «masser les planches matîr*, Il V e P a f es » et A $k se propose d'onTir P demain , matin au bon farcenr un litre d'eau-de-vie pour sa peine !

' '■ r MAI 1890 . ,

— >ouleve-toi un peu.

impri m %;.par le corpfd^! '^0^ t mSnTT en compas, le pouce d'un côté les aJL 1 "J""]*

»«» Contact dW ga*, KSe &,SS °' me,lt a J «*.

■■ ' . • -.''"■. -IV

Mais elle pleure î' — Qu'est-ce que c'est, encore ?

lu ne m'aimes plus*

nruâent ^'1°^ -P™. longtemps possible: mais il priment d habituer nos deux corns fim à î'i„t™ Jl apterayec leurs . répugnances. ££. ™ ^J;?^' de

r * 8 MBRCVRE DE FRANCE

22" Sé^ e< ï C 5 n 5 iL ^ enfonce dans le mur Suspends-toi au bord du lit. Comprends-tu* Il s agit de respecter nos sommeils, de ne ïous acco^ïï

excursion imprudente au milieu, et.de le laisser £ milieu, inoccupé et : neutre. Bormonf Ws et Slaï comme des lattes, si c'est possible. En un mot et niur

— Alors, tu n'es pas fâché ?

™ ES " tU H* e L Avec v<ïuè > femmes, dès quon rai-

— Ou^, ou un cantabre, un barbare enfin !

Salim^A ltf >. •*«»*» ™*iote, lès premiers chapitres de Salammbô,, et les noms sonores lui revenaient à la mémoire, presque malgré lui. ; revenaient . a la .

— Enfin, puisque tu. dis que tu m'aimes !

enTempTo^ortan.^ 110 '"T^' * ** le ?™*™ —r- Veux-tu m'embrassér?

palT- ParbleU . ! maiS c6mment do ? c ? cela.ne se demande

nwJi? ien V eiiC< ^ \€r^o«x et. se faisaient face. Ils SésSi^ .f-, PenCher - L ' éIa f*^ du sommier let h™£ ' t t n f P urent s'embrasser. qu:au petit

bonheur, une boucle de. cheveux, une portion de nïz tandis que les regards allaient mollement, involontaire ment, par l'entrebâillement des chemises/à des nudiS bien connues. et calmes. Le premier, Albert aSonïea

•attenaK'^"-,' 1 !,-^ 8111 lui ' e VletotS^ attendit le sommeil.. Aime demanda:

— Je peux éteindre? :

— Parfaitement!

fiatml^?^1' al î, 6rd . mal , a<iEoi * J P™ rectifié dAline, la flammèche de la bougie-s'envola comme une petite âme dans tes ténèbres. Craintivement et frileuse, Alirie setendit tout au bord du lit, et, entre les derc époux

croises de leurs chairs, cependant que leurs deux haleines

Z^S^ • * ^f.^^t régulièrement devan èïes les essais invisibles des globules d'air expiré:

Renard.

mai 1890 : , . . i&>

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