‹ Mercure de France, tome 1Chapitre 70 sur 168 · V -,- ■■■■'■ vu · texte numérisé non relu

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Il ne lui arrivait rien toutefois, et, dans la mo^ notônie des jours, elle glissait à un opaque ennui, cjuand une voiture l'emporta vers une destination inconnue. Ce fut une émotion intense, qui tourna pendant le voyage en fièvre d'anxiété : à n'en douter point, l'heure était proche des choses... Et elle bayait.

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C'est à deux pas d'un jeu de boules et non loin d'une balançoire qu'où la déposa,; sousi une tonnelle dépendant d'une maison dont l'enseigne montrait une perche en bois fichée l^ans une rivière où nageait une perche, rébus sojùligné de ceci: Aux deux Perches — Matelote et friture de Seine... ïtais son effervescence tomba, car rien ne se réalisait dès cti&ses prévues immédiates. — Ah! que n'avait-elle le pouvoir de hâter le destin l.,., Et elle bayait.

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Point malheureuse là, en somme, n'était cet irrépressible besoin d'aventures, et les semaines coulaient douces et calmes, exemptes de faits notables: ternes. Cependant la brise tiédit, le soleil égaya les horizons, lès verdures de la tonnelle se constellèrent de campanules multicolores: puis, un dimanche, des nuées de gens s'abattirent aux Deux Perches. Alors, elle comprit que les temps étaient révolus, et, dans une inquiétude confinant à l'angoisse, elle bayait. .

Un mouvement singulier, en efiet/.se produisait dans sa tonnelle, et tout à coup un palet vola, qui lui passa au-dessus de la tête. Ce fut le fiât lux • les choses, c'était ça !... Et tandis qu'autour d'elle les ronds de fer sifflaient,, là heurtaient parfois à lui faire mal, pouvaient sur la jolie table de bois neuf et s'engouffraient dans les trous, son désir précisé s'irritait, s'aiguisait. Soudain, un éblouissement, une syncope d'extase, oh! si courte.» Et aussitôt que communié/le palet s'était abîmé où? .' Ce n était que ça?... Et elle bayait.

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