‹ Mercure de France, tome 2Chapitre 70 sur 127 · EN BÉMOL · texte numérisé non relu

EN BÉMOL

« Pas la couleur ; mais n'en que la nuance,

«r Oh! la nuance seule fiance

* Le rêve au rêve et la flûte au cor. *

Paul Vbklàim.

— La courtisane féline, la courtisane lascive, de ses yeux étranges, dont les ïtfis d'or vert, prometteurs de voluptés inconnues, mystérieusement luisent sous la trame légère des cils demi-baisses; la courtisane belle, aux lèvres rougies, fixement xe* gardç l'éphèbe, qui balbutie, tremblant, dé naïves et saintes litanies d'amour. '

— Dans le boudoir tendu de soie bleue, aux teintes claires d'aigue-marine et de saphir, où, sur l'étoffe, s'effeuillent des pivoines d'argent, plane la frêle remembrance d'un parfum étrange, évanoui, de senteurs vaguement hiératiques, «jue nuance faiblement l'agonie àé jacinthes mourantes, pâmées en une coupe de pristaL

— Il est blond comme les blés qui frissonnent aux soleils! d'été, rose et diaphane comme les roses et diaphanes nuées qui yogifent dans les cieineassombris et encore lumineux, aux crépuscules d'automne. Il est beau de toute sa jeunesse,

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de la pure et délicate harmonie de ses formes d'adolescent.

Il la prie..»

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