‹ Mercure de France, tome 3Chapitre 83 sur 111 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

O nata mtcum consul* Mùntio...

HOXACB.

Vin qu on m.t eu bouteille au temps de ma naissance >«t que tu provoques les jeux. " oa »« n «,

£our célébrer te jour heureux Te répandre à\fec abondance!...

Que ta pourpre dorée, ô berceau des chansons Corvmus le vent! ne diffère. '

B,en qne Socrate l'ait nourri de ses leçons, Ce sage n'e?t pas si sévère

Que d'aller refuser son verre Un jour de fête, à l'échanson'î

Puisque Çaton lui-même a senti tes amorces

Pour éehÛ^r dC " Vieax sa «* «H»»!

Pour é<*»uffer le cœur, tu sus percer l'écorce !

fcst-il remords, est-il souci,

Jïst-il cœur si hautain d'ici

Oa d'ailleurs; vin! que tu ne forces?

D'un coup tu raffermis les esprits ébranlés ;

far toi. le lâche a la vaillance • Aux gueux ta rends l'orgueil; ô Pourpre, enivre-les •

Tu les verras plein d'insolence, "

Au milieu des camps e< des lances, Braver jusqu aux rois assemblés!

Donc, «"le! et si Vénus , U déesse aux beaux voiles, Daigne sourire à nos amours. '

Avec les Grâces, qu'on voit jointes sur les toiles

Mes flambeaux conduiront lenr jour Jusqu à cette heure où, de retour, Fhœbus chassera les Etoiles!

Erkest Raynacd,

MERCVRt DE FRANCE

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