‹ Mercure de France, tome 4Chapitre 104 sur 140 · LE SONGE · texte numérisé non relu

LE SONGE

Dans la nuit, dansla -blanche lumière de la lune, Sur une routé large et blanche, le long d'une forêt, dans là lumière blanche de la lune, s'arrête un cortège de voitures noires v

En descendent des femmes eh jaune, de la tête aux pieds vcôuvertes de, voiles transparents et noirs. Leurs bras nus, charnus et pales, pendent, rondeurs luisantes, le long du corps.

Disparues les voitures.

Les femmes à cheval, assises avec des hommes sur lès reins balançants des chevaux qui trottent.

Et,, comme dans un cirque, ils tournent en galopant aux sons d'une musique de cirque. .

Les chevaux se cabrent, haut les jambes de devant, fléchies, les jambes de derrière,et en avant ils se ruent dans un mouvement de vagues.

Ils galopent, ils çalopent, pendant que les bras s enlacent, que les jupes jaune orange et les; voiles

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la littérature hollandaise. Pas plus que chez "nous, à dire juste, il .n'y ■ a en Hollande de « nouvelle école » ; mais, comme chez nous; il y a: un « mouvement ». très' marqué de réaction contre ce qui est. (on- pourrait presque écrire : contre ce qui fut). Voici, à ce .propos, ce que m'écrivait en février 1891 M. Willem Kloos, aussi Tun des rédacteurs actifs de la revue De ffieuvë Gids, qui voudra bien me pardonner cette petite indiscrétion :

\:« Il y a des rapports intimes et nécessaires entre les litté-

in het rnischen der orange-geele japonnen, in het fladderen der- sluiers in he* witlicht van de

maan

Weg zijn de rijders, de rijdsters, verdsvenën van de ruggender paarden, die opgaan . en neêr in den rijthmischen sprong.

& a met ë^iàlùozea hoefslag in het witlicht der maan in de stilte van dennacht.

K^lu**™ ****** &&■ deruggen der paarden, aiedalen en rijzen in onhoorbaar cretrap, en îagen en jagen in de circlende vaàrt.

Weg zijn de paarden.

. Gelnidloos de weg. Zwijgend het- bosch, dat doorslaapt in den wit-helderen nacht. ■ .

Frans Erens.

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« ratures française et-hollandaise d'aujourd'hui Nous ari~. <t nous n avions r»ac ^jaiif+^i^^ 4.. ' m uul * jnous autres,

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flottent, flottent dans la blanche lumière de la ■lune.

Disparus les homines et les femmes dès croupes, des chevaux, qui montent et descendent dans le saut rythmique;

Et, seuls, les chevaux, dansent en rond, vont d'un trot silencieux dans la blanche lumière. de là. . luné, dans le silence de la nuit; -v .

Couverts de neige sont les dos des chevaux, qui descendent et montent dans un trot silencieux \ puis galopent et galopent en tournant. .

dort

Disparus les. chevaux. Silencieuse la forêt, qui >rt dans, l'éclatante et blanche nuit. .

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