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: " ' \ On s'arrête. Un sculpteur ornemaniste, cravate ; . blanche/ veste de velours ; de grands cheveux^ de ces cheveux que Ton peigne moins souvent, qu'on ne les frise. Il boit avec une femme qui pose dans \ les ateliers; se plaint de quelque chose. Elle ne répond que par des changements d'attitude — ■ sans le savoir, sans, le vouloir. Elle donne la pose / de la Sapho de Pradier, — de la Junon de ; Falguière, — : " Le coude engagé dans la mince étoffe ■ d'un -petit" ■ châle, elle pose là Poiymnie, Cela s -apaise; ils se rapprochent, se rapprochent plus en- ' core . : que c'est joli sur le fond ï Ils partent, et en sortant la- femme se regarde l'épaule gauche j pour historier la- ligne : ah joli l .. - ■
Une fille de sept ans dort a demi dans les bras
du père qui conte... Elle à. demandé : .« Beaucoup
d^ccidents ». Dans les beaux moments de This-
toire, on voit l'œil humide entre les" paupières
\ rapprochées de l'enfant.
— «- Rendre cela ! » dit Carrière. . * ■ , Un ouvrier, fièrement : — :"«. Mon petit, on lui ferait prendre tout ce que Ion voudrait dans dû .
• vin! » '..''''■/ ..'■"'" / V
Ahî le beau geste glorieux inachevé !;...
Lettré ;de TÉcoie du soir, je songe à exprimer. loin des sévères Belles Lettres.
" Nous sortons, passant dans de petites rues dont ■ nous ne savons plus le nom, de bonne humeur, eh ■* gens pas bêtes et se portant bien, non pareils à ces hommes attristés t qui dans leur œuvre semblent
utiliser l'ennui d'une digestion lente. Deux filles passent, nous croisent, et, au moment de nous dépasser, la plus loin de nous regarde par dessus l'épaule de la fille qui nous sépare, de belles fillesarmées- jusqu'aux dents, jusqu'aux yeux, pour l'amour; -des filles aux générosités, éparpillées. Passe" Une, qui n'était qu'assez jolie, mais elle Tétait extrêmement. Ah ! la légère odeur de renfermé du corsage des filles pudiques! Pâle et rose. Rose, d'un rose — rose...
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Je connais, cet adorable état. Un soir, rentrant bien trop tard, je me rappelle avoir vu chez un petit marchand deux cartons à dessin, de ces cartons d'amateur dont le plaisant aspect m'est connu. Je me parle à très haute voix, sans le savoir, sans le vouloir : — « J'ai eu tort, de ne pas entrer chez ce marchand, qui sait!..; » ' '.
^ J'entends la voix faible du, marchand (oui, je l'entends!) — « C'est après un .décès... un vieux monsieur du Grand-Montrouge., Voilà le carton des Espagnols. »
Je regarde: — « Le Greco,Velasquez,Goya,mes peintres! » — « Voilà le carton des Italiens. » — « Botticelli, Vinci! Ah! une variante de là/joconde ! » Une tache de -rouille au menton Me là
vois!) "* u -
Le marchand me dit : — « Il y a de bonnes choses, » ■-
Je frissonne.
Le lendemain, je raconte à un ami. qui sourit — pâle. u