SUR L'INTÉRÊT
t^-?° 18 & randes Puissances de l'hommesont : . . 1 ambition, 1 amour-propre et l'intérêt.
L'homme atteint son maximum d'énergie par - . S defeérir 6 de rambiti<?n ' de l'amour-propre
r; H? S . t / are *l!? e ambition, l'amour-propré 1 intérêt ne. se fassent pas échec mutuellement.
et
MARS 1892, 23i
Au grand soleil de Tintérêt, toutes lés hypocrisies fondent comme des masques de cire.
Nos actions, même nos actions généreuses* ne
sont le plus souvent que des spéculations : et, . comme à la Bourse j nous en: espérons la* plusvalue. '■■''. ."■-.'
Noué négligeons volontiers nos intérêts, lorsque nous avons un intérêt supérieur à faire preuve de désintéressement. . ;.
' ".■ Tout se réduit au plaisir. L'intérêt n'est qu'une préparation de ■ plaisir mise en. conserve et accu- , mulée: .*''...-- ■' " - . ■' ■ ■ ^
Nous ne nous occupons jamais des autres qu'en tant qu'ils nous intéressent. Le véritable désintéressement serait de nous. occuper de ceux qui ne nous intéressent pas. ; ;
Ce sont ceux qui. vivent lé plus dès autres qui se plaignent le plus fort de leur égoïsme.
La philanthropie nuit aux hommes en leur donnant à penser qu'ils peuvent compter sur d'autres que sur eux-mêmes. " -
SUR UÀRGENT /
L'argent n'est pas le bonheur, c'est certain: . mais, en dehors des conditions qui échappent par nature à l'effort humain, l'argent est la plus.împortante des conditions du bonheur.
■ : . . ■ '•' ' :"■ .: ; V- û '. . .'. '"'•' ' ' "■ "' : , Médire de l'argent, c'est téinoigner qu'au cas
échéant on ne saurait pas en faire usage. ' \. '
L'argent est lé dieu du jour. Cela vaut toujours.
mieux que la noblesse ou que la gloire : c'est pal-" pable.