LES LIVRES .M
Haerès, par Léon-Âlphonse Daudet (Charpentier).— « La meilleure formule de lecture serait, selon nous, çelle-çi : apprendre en s'émouyant. » Ainsi M. Léon-Alphonse Daudet renseigne sur son esthétique les historiens à Venir de la littérature française, où il ne manquera point de laisser, ainsi que son père, de notables souvenirs* .
• (1) Aux prochaines livraisons : inséparables (Jeanne Mairet) ; Lilith (Remy de Gourmont ; En Bretagne (Auguste Barrau) ; rAube (Adolphe Tabarant); Les Noces de Saihatt (Jules Bois) ; Contes sur Porcelaine (Jean MadelineJ ; Promesses (Jules Case) - Les Amants de Taillemark (Maurice De sombiaux) -^ Le Traité de la AfÂf «si*"(Mâurice Quiilot) ; Les Heures de Dont Noël Mars (Pierre Dufay); Un Cœur discret (Gustave Guiches)- Typhonia (Joséphin Péladan); Les Cœurs uUlesÇPzM Adam) - La Lutte meilleure (D. Maysonnier) ; L'Ennemi des
DECEMBRE 1893 a6>
'■•'■ÎS^ÛriSSffidïl'™*'* 11 " a PP réciS encoure et même seuFïe 5«m Vtf"*** -P res <ï ue de mauvaise foi; à DWdê rZi,I* : ? J astem Ç nt célèbre de l'auteur invite a plus de révérence dans la. critique: Il est donc dé«mt i«r
' EmTh ft»ïï r p ™ légitime V e fcSLÏ^iîSSK
2£Tï 7 ■. 1 emo ^° 11 Promise : sinon, mieux vaudrait relire
de v M..Rjbot sur l'Hérédité fisyckotgiaZ ' attachant .
tatToTdtfte^^T 6 M - L -" A Daudet soumet au*.médi-
S2s J nî-v ie K Certains êtres > les Pences héré-
MS^i^^™ 86 " 1 ^ fondu «> s'exercent par sautes brusques, déconcertante <»+ j—t i' /..,.
oepaucne satirique. Il meurt au moment dé se sentir lui «££ cessant d'être un tourbillon héréditaire ...Une hf s to"« d amour- peu compliquée sert i illustrer la thèse - Haerès . abandonne sans raison à la mm» a! i>* * ■ M . aeres
fille rtrmt- ,-1 » «L-i * ?* veille de 1 épouser, une jeune
sdence Âw/ * . Sa , mai ^ SS? ' se doane «**» * âme à la * SI t^ P -- a la débaa <*e la moins délicate, et, sans S^ n î? n fe' :nrn ^ nt aa P rès de ^ délaissée, qui meurt LSes ^Sni' apreS ^ UO - i ^ ?e tue " Des P^onnages sebtn c^ré àf S-«r ' medeCm stricte «neut matérialiste et. un ■■ £îfl~! f A , ca, ?P a g ne v «prennent pour leur propre cdmnte
bans doute par nndion: discret de comparses conventionnels, . .».!.. A. .Daudet désira éviter à nos intelligences la fatigué .
Sdiot^ a zL? e /-„| arrès J ; f^É? li ^Occideni . rf 7W* (Paul '.SÎ2f£fl Brfe rf ' ,\ &"> (Gaston Danville); Z'Am, •?3St ( ffi5 W fff«*? ■%»« (Emile Hinzelin; C«W l&ï rf iW? r ^ 3rd) ? J^?"" &■-.«»& (M. Maûgeret) ; HôoraL'Sw £ (Stéphane Mallarmé) ; Ballades Russes (Hector C^&Slt ^f* f" ,?f 7 (Fernand de Loubens); Wte- ^r/o jjirnest Kiegler j VAltière Confession (William VoetV
iraui uelair); Nouvelles algériennes (Albert Fermé).
3 66 MEKCVRE M FRANCE
de se représenter des images plus inattendues que labbé Constantin, pour que notre attention se reportât, intacte et vûrtlante, sur 1* héros principal. "Je crains que cette honnêteté littéraire ne soit préjudiciable à l'auteur : il semble bien, •n effet, qu'Haerès ne vit pas et n'agit pas une minute ; il reste toujours une pure abstraction qui récite sans discontinuer diverses leçons apprises dans les livres. Ni pendant la période sentimentale, ni pendant la période de fête, il aejesse^de l'expliquer à la manière des manuels de philosophie, et la
Sauvre petite amoureuse répète, elle aussi, comme un écho, es phrases empruntées aux penseurs les plus hétérogènes. C'est, tout le long, des pages; du Pascal travesti, du Hume défiguré, du Spencer ou du Haeckél retournant à 1 enfance. M.I.-A, Daudet paraît, en vérité, confondre l'analyse psychologique av«c la réminiscence de textes imprimés, qui se. combinent pour lui en aphorismes étranges comme celui-ct ; a L'électricité peut bien remplacer le gax, le vice affecter des. marques modernes, les chapeaux changer de forme sur les patères démodées, le fond des êtres est immuable. » Pour être un intellectuel, il ne suffit pas d'avoir lu beaucoup et sans méthode, ni de s'étonner à la vue de musique gravée « que des sons si parfaits à r oreille soient représentés par une froide série de petits points noirs » : Haerès, en somme, ne se montre guère supérieur à certains chiens savants, qiii associent sans peine et sans surprise des idées plus lointaines que celle des notes et celle du son et ne prétendent point pour cela à des connaissances quasi encyclopédiques. ,
Que si maintenant j'essayais de résumer 1 impression produite par ce livre, après avoir loué l'heureuse témérité de la tentative, je regretterais qu'il n'y eût point de roman et que le didactisme même soit un peu rudimentaire ; et pour satisfaire au vœu de M. L. -À. Daudet, je tâcherais t« d'apprendre >> dans les plus récentes études anthropologiques de J* L. Manouvrier et de m' « émouvoir », avec M. de Nion, au chapitre des Helminthes, qui demeure un parfait modèle de fiction scientifique. ■ A
James KûBOT (avec un dessin d'EssoR ; Mort myfiiqnt d'un théologien), par Etjgbnb DEMpiDia(Laçomblez, Bruxelles). — Excellente étude du curieux artiste, qu'est M. James Ensor,. peintre impressionniste, symboliste, naturaliste aussi d'ailleurs,presque toujours bizarre et toujours intéressant. Il était d'autant moins facile de pénétrer cette personnalité complexe que M. James Ensor, peut-être pour montrer son dédain de la critique officielle en la déroutant, fut parfois .un .peu fu-miste. Cette élude de M. Demolder avait paru d'abord à là Société Nouvelle ■. *.■•''
Lettres inédites de Jean-Jacques Rousseau, Correspondance avee Mfne Boy de La Tour, publiées par M. le baron Hbotu db RoxnscmxD (Calmann Lévy).— Moins connue, dans le Cercle des amies de Jean- Jacques Rousseau, que la
M^Bov^. L " x * m *°™e ou que Madame i de Verdelin. M Boy de La Tour fut pourtant, pour l'auteur de vimuTil plus dévoués et la pW utile dès amie». De cette £liZ
SS-ËTiS Révolution et que la Restauration tâferteMMta, -2.A. T??J t U i onr P osséd ait an sens pratique, une habl- SS^SbST? domestî< l««. q"i firent â'elle, jointe à «Si
Wes Et KT? r' U ^, Sorte de mèw à lé fl™<* de Je^ -hfi-!!* J "ï^ 11 iappeUe.whMM» tout au loua de cet*.
S.i, t P °- adî ? , ï- Dans ce recuea .««Mit, «ntewSt auaSj! Boy de La Tour (G<r^«^baries^erdiiundBoT M ti T^t
^1M™> la compagnie d'assurance* La N*tiom*U t a Fans,, et qui appartiennent aujourd'hui A la coUatfW d autographes de A Henri de RotLchild il nf faTt tnl«
11 ^ * P A^ Ve ? d * Pkdosopfae. Mais ce sont ces détaUs-lâ dont
«hffnS'î?" ttt / e n le P lus <=«'"«, car U. conlutuelit S substance bien réelle et encore toute palpitante dès DortraitT
?« !?;• •? V"? 1 ue Jes men ns affairement, de la vie oue les activités de clocher irritent et excèdent une tète de iJSX
vaise semaine à passer ». Madame Boy de La Tour autant ■ qui! fut en son pouvoir, épargna à Rousseau les vexations
fetS tîLT™^ ; e i le v lui fut d ' une «F»*» ressource dSt îw^l* ^ n0de de , l ««tence de Jean-Jacques qui suit
■^S^SS^Zt 1 ?^^ aU d ^-rantfène U nï «Me aSw^T ^* * Im-même, contre l'inquiétude incur» .Jl l -ïï? gea 5> ni , s Mtout contre, la maritorne Thérèse fi',^?"* b ^SL. fcnné » * * bonne dame, en m bienveU-' lance poaifave, n'était guère apte à le sonder Elle était satis-
ÏÏSJZ?"* J 1 *'?* 9C «" scrupuleusemenf acquittée "deà
à &enr n„ n 'T?" *£" lui ' P° UrTU «l*' 611 * •** «VOyé
a 1 auteur du Z>«>« rf« village « une épinette iouahle hii«
marSu ' î> TT*** * ** ** ^ ^n^oides^ume., S~ fc «carlate, pour racommoder... ce qui se pourrait d£
rSrti^es^Sî. T**» n' elle . lui e * «nv P enaWe m «t u ?S -i î étoffes de sa garbe-robe, — On entre dans toui
lon^i* dB C f nfort de la naute bourgeoisie du ^HI» sièdé de Trianîn' J tŒ ° elleBX ' en S?^noide toutes les volutes
tterTï."^^ 11 ' 1 ™ la Révolutioh et 1 iimpire. C est M»» Boy de. La Tour qui s'occupa du fameux costume arménien « 'dont il importait au? /étoffe fût de couleur grise et neutre, non de couleur vive que Kleil mange, bpn marché, ne se coupant pas, comme on«n pourra t TTfc^ eX ^ ate t occassions ^ **» «but. "5, «SSSfa*
térieu- et W aL C , h r er< ; her i là r Ce P eûdant . P°« U bo«du£ «1 téneure et apparente, la fourrure sera plus belle, on mettra
soit de la martre à 75 livres ou du petitrgns a 96 livres », On ne sait, maïs ces soins bizarres, cnagrins et méticuleux de Rousseau pour Jean- Jacques font un peu penser au Malade imaginaire, tovit confit en la . burlesque pharmacopée du XVIII* siècle. Proscrit et rebuté, Rousseau, n apportait, au . surplus aucune résignation dans la fortune contraire; aucune bonhomie, hélas ! dans sa façon, ou plutôt dans ses façons 'd'accepter les services d'autrui"; ah ! jamais il ne dit, comme, La Fontaine t 7> allais ! ^~ Cela le grandit peut-être aujourd'hui mais déconcerta, à l'époque, bien des gens de son commerce. — M™ Boy de La Tour, exemple presque unique, ne se lassa point de cette laborieuse humeur, de v cette pers-. picacïté toujours mal prévenue, souvent mal informée qui escomptait, en jouissances personnelles d orgueil et de hauteur les ridicules et les défaillances probables d autrui^ ' - ■ ■ ■ : E. B.
Litaflies de la Rose, par Reuy deGourhont (Paris, au
Mercure de France et chez Léon Vanier) — . Quand le philosophe Secujidus ou Fauteur apocryphe à qui 1 on a donne ce nom -définissait la Lune, en une énumeration de mots grecs :
Pourpre du ciel, \
Consolation nocturne,
Gardienne toujours éveillée des matelots,
Allégement des voyageurs, ■/■'■■
Vicaire du soleil,
Route céleste, * ,
Ennemie des criminels,
Signe des fêtes, .
Mensuelle révolution, '
Souvenir qui revient sur soi-même, ^ il ne prévoyait point qu'un jour, après des siècles- de christianisme, où les vocables accumulés se seraient changés en nrière obsédante pour un dieu nouveau, M. Remy de Gourmont détournerait les litanies de leur intention liturgique et ferait chanter à leurs versets redevenus profanes la gloire hypocrite et silencieuse de la Rose. Mais Secundus fut un médiocre écrivain; il Saurait point trouve ame trop simple et sans art un aussi riche ruissellement .de syllabes . sonores. Rarement poète nous versa l'ivresse verbale gâtant ■ de, somptueuse prodigalité, et les strophes en prose de M de Gourmont suscitent dans nos âmes presque délirantes et affolées par des philtres si puissants la vision d t une fête ambicuë, magnifique et cruelle, où tournoieraient sur des tapis faits de chair vivante, parmi les parfums et les drapeaux, des femmes éclaboussées de sans- " P- Q.-
La Revenue, par Mourus àotkb (H, Bernex, Aix). Je croyais pourtant ses cheveux bien lointains Et bien lointaine sa robe, . Depuis qu'elle a pris le chermn -
Des jeunes printemps et des jeunes matins En me laissant dans la foret d'automne.
Voici ses cheveux ^pourtant, et sa robe...
DECEMBRE 189a ^
YiS , 'i?«!S£ Ssi ? de Ce P etit P è «n^ ««Tieux en sa miè- De mon temps. on appelait ça de la prose - (et «e fe proM
treuse, La Revenue se termine par une scie de café-^noert •
. Quel mâle t'appelle ? '".'-.
•—Tant pis pour moi i — ■ f Pour quelle étreinte ? \ ,
■:., — Tant pis pour toi ! —
Devant le vtirail de la chapelle I
J e ^ploierai plus les genoux [■',
- — Tant pis pour nous ! — \ , .
Bien qu'il soit toujours désagréable de passer !pour un don.
GÏJtetltTenTh «i** Mari V André n P ons « ^nante^îe, fw-n- * ™ W -,? u ll ann <"«e, je ne saurais trop en K a«er sa m ^ à SurveiUer ses accointances. Pour user de^n ra-
, On en meurt, parfois; saveç-vaus !
.' C. Mki.
TTn ££$!&■ . d ' Am <> ur . P« Paui. PnAw CH :(au Mascarille). - ^rt£\lSl ^V^e^ui pourrait, c ° mme «intjoseph, porter un lis à la main, étudie Tamour dans un alphabet an s appelle Mademoiselle Irma. Toute la gammedw «stes permis, car ri s'agit (heureusement, mon Dieu H d'une* pan!
aSt n foinrla e chl t rt r. nimée - A fa V Mademoiselle S dort tfïS ™,^f rh * Me anx « este8 > le bon P eti * «erre s'endort bercé par des vers un peu plus convenables que le sujet mais il se réveille sous le rideau, sans doute i cause de là cWaïï e > usî <^ du <=ollaboratèur s MUe NUguera Toutca t ™ d l llci ^ ux ; seulement, une question : comment indiqueîrma'?^ nS *** P antomin > e . &™ Jeune personne s'appelle
FA?* V<B n„ de ??™> S 11 ]*?" ***& Gmx (aux Z?«-»/* *<mr parties qui composent Œuvre, se subdivise en cinq périodes, riode WW e8t lG deuxième ; "îto de la quatrième pli
sîème l Èïn?~- 1 ?™ lïAMD Bacdoto (Savine). - C'est la troi- ~î™2 histoire de cirque parue ce mois-ci!... (Que, de papier crevé, mon Dieu ! .Ecrite, d'ailleurs, avec soin, cette demilre ou. avant-dernière, je ne sais trop,est de beaucoup la meilleure' Détails techniques sur la dislocation de Messieurs les.forains* ™£ bratale .!, a 1» cravache, pauvre pitre souere-douléûr! bateleur marseillais rien n'y manqueras même la mort théâtrale de la fin, qu on prévoit dès l e commencement, et oui exp 1 ,°*i°« U1 ': dans le décor de paillons toujours pareil, mais J fait toujours tant de plaisir. Bobin est une œuvre £ liste fort 90l «ï»ea«n»e«»t exécutée. La seule chose un peu
37 o.\ MERCVRE DE FRANCE
choquante, au point de vue du seul naturalisme s'entend, est la virginité dudit saltimbanque BoUin, bien improbable, malgré son amour de cœur, dans un pareil milieu.
Rimes et Rythmes, par Lagokey (La Rochelle, Noël Texier). — Le poète, explique M. Leçôdey, « est le confident des roses qui lui content leur émoi ».
Comme une harpe èoliennt ' ' A tous les souffles, vibrant^
rame folle qu'est la sienne Vit chaque heure se livrant. .
En effet, Terreur des esprits point suffisamment subtils," en' ce temps où les rimailleurs pullulent,est surtout de croire que le principal rôle de la poésie consiste à traduire des impressions immédiates. Tel s'apitoie sur un arbre, bavarde sur Ja couleur des prés, les petits oiseaux, le tapage de 1 océan ; un autre chante les maîtresses qu'il n'eut jamais et décrit avec T emphase d'un triomphateur l'illusoire possession ^de leur jeunesse ■ un troisième s'arrête sur le trottoir, note la grimace d'unpassant,le « coup de lumière » sur l'ombrelle d une dame, rêve à la bizarrerie des destins en contemplant un guemlleux/ Suivant la fécondité-dé l'auteur, cela fait trois cents pages ou une brochure, grand homme
signification d~« , . x - . , ■
à grouper au moins, en vue dune certaine impression dart, les notations éparses dans le fatras ordinaire d'un bouquin de poésies, c'est le souci d'une si piètre minorité qu on peut presque certifier qu'il n'existe point. Trois ou quatre idées banales sont la philosophie des Jeunes poètes depuis cinquante ans -rien ne prouve qu'ils désirent en changer; mais le miracle, quand même, c'est qu'on puisse les utiliser encore.
M.Lagodey(!) 3 qui me suggère ces. réflexions d'ailleurs pas neuves, écrit, comme les camarades, pour une -femme de ses amies; il parle sur le Printemps, sur les Blés, les Nuages, la Mer, les amourettes etlës tristessesde la passion. Cependant son vers est joli, musical souvent (la strophe citée plus haut est d'une pièce fort inférieure), et, par cela même qu'il semble comprendre plus volontiers que le troupeau, il aurait tort,je pense,des'en tenir là. — Lôrsqu'enfin il déclare en fermant sa brochure : « Nous avons dignement accompli notre tâche», —je le dis en toute franchise, il est certain qu'il se trompe. C , Mki.
Etoile de Cirque, par Armàïtd Dubabbt (Simonis Empis). — Huit têtes, dont une de lion, regardent sur la couverture une jeune femme qui tient une cravache. A l'intérieur delà ménagerie, c'est moins drôle; par exemple, il y^a une marquise courant après . son fils pour l'empêcher d épouser sa dompteuse et qui est particulièrement exaspérante. A la fin, on découvre que ladite dompteuse est -la fille naturelle de cette marâtre, et l'union incestueuse ne s'accomplit pas parce que
DECEMBRE i8<j:i
rétrécissant Yes «&Xi£E5£ fe-// ëg °^ me ' an
, wuueei secûe la pitié dans c«ux-ci. »
de Pari^iSflîaiïsaa Ciati f G 6 ? **» des Etudiants RÉIMPRESSIONS !:
■wàtf, ditt.sbf Sn-m.nU.W "■"** ■"» «mKreace du
P »u £„, , gL? ™uV« Ste "« ViTi S?™" U ».
un auditoire Drivé J 5 ri«i.,.i. jVr', un i: k Paris, arec II serait 5^f c , i d dSvï?i^ danie Eu £ ne Manet »-
-, i - "■■-"■ " *«<<l'JKBl>tti.t.> >> »...
JOURNAUX ET REVUES
T pV ? u ^H ues fragments traduits d'EschvIe car M H . ■ "»«qnable élégance. — Enfin, signées J. C. M.^
MERCVHE DE FRANCE
des impressions nées de la lecture de PilUas et Militante \ et de XEcornifleur*
Rouen-Artiste (n° 7 a) publie ces deux poésies inédites de Louis BouUbet ;■■-,'
Regarde; en s 'enfuyant \ toute lar que après elle
Laisse aux flots un sillon ■;■ .
La fleur laisse un parfum— V oiseau laisse un hruiî <?*&.
L 'étoile un blanc rayon ! .
Tout laisse quelque chose, 6 ma vierge lente,
En passant tour à tour ; ' ■ -\ La prière un espoir — la lyre une harmonie^
Et ion regard, ? amour / Septembre 1843-
LE NID '■•■'■ Et la vie est comme une teûte .
Où Ton dort avant le combat.
Victor Hugo» '' - Enfant, jette les yeux au haut de cette cime: Vois-tu ce nid (Toiseau qui penche surTabtnte Avec ses cris, sa joie et son bonheur charmant f Parfois, quand le -vent gronde et quand la foudre brttle On voit Te nid qui tremble, et toute la famttlf ' Flotter sur le gouffre icumant.
Ainsi, f homme, ici-bas, caché sou? un mystère, Dans cet immense nid qu'on appelle la t«J'i Déposant ses amours, son cœur, sa Moluptë ?
— Par un bras tout-puissant, suspendu dans, f espace Tremble et flotte au hasard, à chaque vent qut passe,
Sur les Bords de TiterniUl '■■ juillet 1840.
Alors qu'où se préoccupe tant de rorieûtation des jeunes,, et que les journaux essaient de se renseigner en questwmnant tout le monde, grands hommes et débutants, votfi a «que. rapporte M. Léon Riotor dans, le Journal, que > J^ U; cassagnë, de la Faculté de Lyon, prétend résoudre ^engouement la question par une enquête sur le cerveau littéraire . * « Des fato, des actes, de la pathologie, le fonctionnement de lamachine, la parturition de ridée" dans sa matnee ong^ nelle, et de cela déduire un ensemble, ime opinion, une « réalisation» . Cette enquête doit être vaste, innombrable, accepter les opinions les plus infimes... Les faits physiologiques porteront surtout sur les sens du ^^ 1 %™%J£^£?L l'ouïe, et dans le domaine psychique sur les différents modes SaW. Aussi Lacassagne a-t-il baptisé ^^n^uête : Recherches statistiques sur les relations entre Vjntigrtté des appareils sensoriels, la qualité de lamémotr^etle mode de fonctionnement des centres du langage et de f™?**™ •».
DECEMBRE 189a
> La *»KU»de Reyue publie un roman de Boyer d'Aiten Terre Ue lourdes étude de mœurs locales et de psychŒ
£ùf l ïe Sfi ÏR page est citée la d * ine thaas - WE
Va, mon ami, va, Ha lune se Uve,
C^tte chanson (dont l'air est un frisson d'amour) est connue dans^ toute la Franc* : on l'a recueillie dans li haut" Bre!
lire dans le même recueil les études mensuelles de A T» lances. 8 " LiUirature **«*»■: *•» Tout f£ intérêt
CHOSES D'ART
Renou veUement de l'exposition chez 1e B a*c de BoTrrnmiLE Des œuvres inédites, mais pas- d*artist<*s inédits, — sauf Iker' qui se manifeste, avec de doux crépuscules, de fines nuits bleues : cet artiste a, nous affirme-t-ôn, un talent très orignal; ce qui! nous montre là n'est qu'intéressant, ^arnu les peintres déjà connus nous avons noté les Renvois
Maurice Denis : des études d'une précieuse hardiesse et un chef-d œuvre de pureté et d'expression, une jeune femme à nu-corps, dormant la tête penchée et appuyée sur le bras Plus varié que la plupart, *£ Denis s'afferme très fécond et très maître de soi ;. .
Chéret : une fantaisie; . . Séruzier : des Bretons priant devant la châsse d'un saint - : bonne composition très expressive - '
Anqùetin : portrait de Zo d'Axa ; ' . Giran-Max : joli paysage en bleu ;'.'■" -.■' «n^ J- Jacqiiemîn : série de dix pastels tous sinistrement xuneux, dune spiritualité exaspérée et malade -le pâle violet, le bistre las, les jaunes et les -blancs mourants dominent en ces œuvres très captivantes ; *
Bounard : denx panneaux décoratifs peints sur molleton :
un rouge ou se tord une femme-tigre ; un blanc de nacre
ais . gulier : tout cela est M .Pe« spécieux, — trop japo-
IbelsT des études un peu en pochade, mais fort vivantes par les attitudes et la couleur * r
■Guilloux : des couchers de soleil, avec des nuages découpés et colles soigneusement sur des cieux défaillants ; grande nabuete, mais qui, au moins, nous donne de neuves impressions visuelles ; r ■
Angrand ; de grands dessins en clair-obscur : pas de lignes,
le modelé obtenu par dégradation : encore, un procédé, -
m Vufn^func 5 quantité de petites études asse* diverses et ■
Fecompos es d'imagination, un peu à la manière de Corot.
A Bruxelles, exposition ^ peintures se^nrartnonvean ni i. n . remataue des envois de Rops, Trachsel, *iliger, me aUausS K Hannotian Hector Thys beaucoup de choses déjà vues chez les Rose f Croix.
M Ibels a fait un très beau et poignant portrait de notre
sition des exemplaires sur japon, au prix de 5 francs,
M. Roger Marx continue sa croisade contre nos ^B"» \T-»f +;iTiVire<;-noste ' vignettes officielles. Il youarait
■TCgSsSrosiC^.d^^^^^ .
ÉCHOS DIVERS ET COMMUNICATIONS
Œuvres Posthumes de Gi-Altoert Aurier.
Notre ami G.-Albert Aurier. avait retouché, remanié et
S? et Surs sur kspentres impressionnistes et symbolistes.
177 exemplaires, divisés en trois séries : . .
77 £x) exemplaires beau papwr teinte, à 10 fr.
%{. i- hollande, à 20 .y-
£, - japon, à..... ..40 *f. , . . ■
Une fois 5 close la souscription, ces prix seront portes a
"tousses exemplaires contiendront un portrait à feau-
contiendront de plus, des . eaux-fortes, lithographies, e^., n ? wène Carrière,ëenrVde Groux,Mme Jeanne r a cq.uemm,etc:, JSef sur S?on . - tes exemplaires japon contiendront en SrldTux épreuves avant la lettre (chine et hollande) ; de toute? les eaux-fortes, lithographies, etc.
La note nécrologique parue en tète de notre dernier numéro ^? Çait com ^ e P^bable la publication d'unÛmdW
LmtndT^^ qUeS perS ° nneS noÙS ont immédiafemeo aemande des renseignements, et nous avons reçu *Jln+
EïïïF" 0fficieUele la ^scripticn^^radKonsTvS-
-jSS^SSSm SSJ à <° * ; ': MM. Octave Mirbean, A.
• vJMR^dwS*** (à ïï,*^ MM * François AUcot, Pi£re Sf? .«««nngnt, Alfied Vallette, Julien Leclercq'
^ÎSS&SS V0Sler ' R ° get Ma "> A.-Ferdina^' Exemmjuebs papier teintb (à 10 fril) - MM Tean n rt i-«+ Maurice Chassang P N. Roinard, Henry de gS, A ^l mon Emile Devaulx, Gaston Lesaulx, Laurent TaSè Raoul Mmhar Lucien Hubert, G«erlet, Louis Dumur '
v. feuille d'annonces en tête du présent numéro.
,. N °£ e confrère Rodolphe Darzens vient deperdre'sa mère decedeele 29 octobre. Nous le prions de bouger icflWres-' sion de nos sympathique» condoléances. P
: «Monsieur,: « London, io/n/ 9a .
i * JS* **y??nd Nyst réclamant dans le Mercure de France le titre de Un ProfkèU v voulez-vous annonce V{van7de é^Me^n 1 - lme - de M /¥ystiii des romans de MM^ndo* et Merrill, j ai commencé, il y a plus de huit mois un noèZ dramatique intitulé Le Prophète ? mois,nn poème
» Recève^ete^ 118 ^ * "^ ""' cW bi *° ^«^use.
Et de quatre !
- 'J 2 **** Ie dima ? che f 7 novembre^ une heure et demie aue
CW — le- premier livre d;imagination écrit d'après les don-
temps que M. Gaston Danville orenH îa rr;+;„,*> j T™ à la 2&rSa* Mondaine. P - critique dramatique
Lajrèyue -Za />/«»;r (51, 'rue Bonaparte) met eh souscrinHnn
foite d Emile H Meyer. Tirage à 154 exemplaires numérotés ■ f a ^; ; - UI P°^ ande / gra ?? e W; 150 ■■.«. sur simili^oi:
dépôt chet les hèraires. Cette édition ne sera pas réimprimée!
Pour paraître : .
. Chez Vanier- EuryaMès, par François Coulon. un essai: drame symbolique dont Fauteur a exposé ici même l^thétiq
de
lue
(V. livraison -d'octobre, p . 157 : Essai de Rénovation théâtrale.) Chez Edmond Girard : Prestiges, par Joseph Declarèuil.
Au premier dîner dès Têtes de Bois, sons la présidence de Jean Dolent : Eugène Carrière, Henry de Groux, Paul Raison, Louis Mettling ; les sculpteurs Doublemaxd et Gustave Deloye \ le dessinateur Job ; le graveur Clément Bellenger * f puis nos confrères Julien Lectercq, B. Guinaudeau, Emile Besnus, Jules Bois, Auguste Cazalis, André Marty, Paul Dupray, Antonin Bunand, Gaston Lesaulx, etc.
On nous communique cette intéressante note : .
« M. Mascart a présenté à l'Académie, de là part de . M. Charles Henry, un exemplaire d'un lavis lumineux imprimé en dégTadé selon les procédés ordinaires de la typographie par une planche de cuivré avec du sulfure de zinc phosphorescent au lieu d'encre. Après avoir déterminé la loi (Ternission et l'intensité lumineuse des différentes teintés, Fauteura pu résoudre expérimentalement le problème important de la relation matb.ematb.ique qui relie à l'intensité lumineuse les numéros d'ordre des différentes teintes. Ces numéros d'ordre ne sont pas autre chose que les degrés successifs de la sensation. M,. Charles Henry parvient à représenter les observations par une formule exponentielle, très différente de la célèbre loi psychô -physique de Fechner et -qui n'est pas soumise aux mêmes difficultés théoriques* »
Quai Saint-Michel, devant la boutique où vaticinent les muses romanes, Caca-d'Oie, le disciple chéri de Méténïer, demande à Pur-Azur, lakiste évanescent :
— « Sais-tu pourquoi Vanier débite à présent des livres de cuisine ?
-^ « Dadais ! exclame l'autre en érigeant un doigt suggestif- Ce sont les dictionnaires latins de Moréas. >
. - Mercvrje.