L'AMOUR FUNÈBRE
L'Amour, le souverain Seigneur de toute Vie,
La tristesse rêvait dans l'ombre de ses yeux; Le vent frais soulevant sa chevelure folle Acitait en ses mains une branche de saule, ■ Et les fleurs s'effeuillaient sur son front sérieux.
Or, cet Amour, avec sa douce bouche triste, , Me -dit : « Tu veux en vain me fuir; je^ suis Celui Qui, pour te conquérir, t ai naguère ébloui
Du rayon de mes veux; nul cœur ne me résiste. Et plus que la Douleur et le Temps je suisfort, - Moi, Seigneur de la Vie et Seigneur de la Mortl »