‹ Mérimée et ses amisChapitre 112 sur 160 · Correspondance avec la comtesse de Montijo · texte numérisé non relu

Correspondance avec la comtesse de Montijo

l'impérialisme de MÉRIMÉE. 257

(Je Dieu et la volonté populaire, bien qu'il ne crût ni à l'une ni à l'autre. Aristocrate par tous ses goûts, mais sans rien attendre de l'aristocratie française, il pardonnait à Napoléon III ses tendances démocratiques comme une nécessité des temps. Mais quand l'empire se fit libéral, il entra dans la catégorie de ces dévoués mécontents qui se font tuer en haussant les épaules. Il devint un « ultra )),avec l'esprit qui manque, d'ordinaire, aux ultras. Il eut des jugements sévères, des mots presque durs dont l'amertume consolera un peu le lecteur, fatigué peut-être d'entendre dire si longtemps du bien des gens et des choses.

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Bonnes actions. — On veut convertir Mérimée. — Et le marier. — Aventures galantes. — Le home àe. Mérimée. — Le thé jaune et celles qui le boivent. — Rôle de Mérimée à l'Académie pendant le second empire. — Discours au Sénat. — Encore l'affaire Libri. — Les « serinettes ».

Pourtant, à mon regret, je dois encore rapporter des actions louables.

Lorsque Mérimée fut nommé sénateur, il se vota à lui-même une loi contre le cumul et refusa de toucher les émoluments de ses anciennes places, mais non de les remplir. Il croyait devoir y mettre plus de zèle que jamais, maintenant que, comme il l'écrivait à Mme de Montijo, « il travaillait pour l'honneur ». Ce n'est pas mal, à ce qu'il semble, pour un homme qui « n'avait pas de cœur ». Tel de nos contemporains, dont le cœur est si grand qu'on a peur de le voir

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