M. THIERS
content, (lepondant il continuait avec ardeur et se plong^eait dans les adaires d'Espagne : « II n'y entend pas un mot, écrivait Mérimée à son amie; si vous étiez là, vous lui épargneriez bien des brioches * ». L'historien de Napoléon avait, par l'intermédiaire de Mérimée, demandé à la comtesse des renseignements sur D. Eugenio de Montijo et sur réchaufTouréed'Aranjuez. Mme de Montijo ne se pressait pas de donner ces documents et M. Thiers les réclamait, avec l'obstination que l'on connaît, toutes les fois qu'il rencontrait l'auteur de Colomba, Cela devint une obsession. « Pour Dieu! délivrez-moi de M. Thiers! » Les documents vinrent enfin; lorsqu'ils furent utilisés, la nièce et filleule de D. Eugenio était sur le trône.
Il y avait des jours où l'historien, le philosoj)he, l'homme amoureux de tableaux, disparaissaient, laissant la place au politicien déçu qui s'irritait d'être si longtemps exilé du pouvoir. « M. Thiers enrage de la Toison d'or donnée à M. Guizot '. » Un jour, Mérimée,