‹ Merveilles de la nature (volume 2)Chapitre 105 sur 276 · L'IGUANE TUBERCULÉ · texte numérisé non relu

L'IGUANE TUBERCULÉ

LE CYCLURE LOPHOME.

Le fond de la couleur est, en dessous, d’un jaune verdâtre, en dessus d’un vert plus ou moins foncé, devenant quelquefois bleuâtre, d’autres fois de teinte ardoisée, car cet Iguane a la propriété de changer de couleur. Certains individus sont piquelés de brun, d’autres ont les membres tachetés de jaune sur un fond noir. Les flancs sont, le plus ordinairement, rayés de bandes brunes, bordées de jaune. La queue est entourée de larges anneaux bruns alternant avec des anneaux de couleur verte ou jaunâtre.

LES CYCLURES — CYCLURA

Wirtelschwang.

Caractères. — Les Cyclures diffèrent des Iguanes par l'absence de véritable fanon, bien que la peau de la gorge soit lâche et plissée en travers; la queue est garnie d’écailles verticillées, alternant avec des anneaux d’épines; les dents sont tricuspides, et non dentelées sur les bords. Suivant les espèces, la queue peut être à peu près ronde ou comprimée.

. Distribution géographique. — Les Cyclures se trouvent dans la Caroline du Sud, le Mexique, les Antilles, l'Amérique centrale ; ils habitent la zone que l’on connaît sous le nom de terres chaudes.

LE CYCLURE LOPHOME. — CYCLURUS LOPHOMA.

Quirlischwanz.

Caractères. Cette espèce se reconnaît à sa crêle non interrompue, à sa queue comprimée, aux deux rangées de scutelles qui revêtent la mâchoire inférieure. Le corps et les membres ont une teinte générale d’un vert de feuille tirant sur le bleu ardoisé ; trois bandes d'un noir olivâtre se voient sur les flancs; la queue estentourée de bandes d’un vert olivâtre, tantôt claires, tantôt foncées, régulièrement espacées (fig. 202).

Habitat. — D'après les renseignements que nous devons à Posse, l'espèce qui nous occupe est particulière à la Jamaïqueetne se voit même que dans certaines parties de cette île. On la trouve assez fréquemment sur les montagnes calcaires qui s'étendent du port de Kingstown vers l'ile dite des Chèvres; l'espèce se trouve assez souvent dans les plaines siluées entre les collines qui bordent le lilloral et les hautes montagnes de l'intérieur.

Mœæurs, habitudes, régime. — Un heureux

hasard a permis de connaître avec assez de détails le mode d’existence du Cyclura lophoma. Deux de ces animaux demeurèrent pendant six mois <ur un vieil acacia dans la propriété de Minot, qui eut ainsi l’occasion de les étudier, tout en les hébergeant. Ils avaient été découverts par hasard par un de ses amis qui avait donné sur ce Saurien un coup de cravache; pendant plus d’une semaine ils ne se montrèrent qu’à la dérobée par suite de la peur qu'ils avaient eue ; ils se réfugiaient à l'intérieur de cet arbre creux chaque fois qu'un homme en approchaït. Minot ayant strictement interdit de les inquiéter, ils oublièrent peu à peu la terreur qu'ils avaient éprouvée et s’apprivoisèrent assez pour permettre au propriétaire du terrain de les examiner. Quand la journée commençait de devenir chaude, l’un de ces animaux sortait de son creux d'arbre, et se suspendail à l'écorce ou grimpait sur un mince rameau desséché pour s'y ensoleiller. Il y demeurait toute la journée sans s'inquiéter de ce qui l’entourait. Jamais Minot ne le vit faire la chasse à des insectes; il ne parvint qu’une seule fois à le surprendre en train de manger. Ce fut après une longue pluie, alors que le soleil venait. de percer les sombres nuages et que les plantes commençaient à peine à sécher. L'un de ces Sauriens quitta cette fois son arbre, et s’avança sur le sol à pas lents, en portant doucement une patte au devant de l’autre, jusqu’à une dizaine de mètres environ, il s’approcha du gazon qu'on désigne sous le nom d’'herbeaux-pintades, qu’il se mit à arracher, toujours à pleines bouchées, et qu'il avala sans plus de façons. Effarouché par la présence del’observateur qu’il aperçut tout à coup, il se hâta de regagner son arbre, non pas en courant ou en marchant, mais en exécutant une série de bonds comparables aux sautillements des grenouilles ; il grimpa jusqu’à son excavation et fut, au bout d’un instant hors de vue.

Un fait remarquable signalé par Minot, c'est queceSaurien, même en celle occurrence, ne recherchait pas l’eau comme le font généralement ses apparentés dans les mêmes circonstances ; il demeurait sans boire même pendant la plus forte sécheresse. Les deux Gyclures qui habitaient l'arbre en question, formaient évidemment un couple, car ils différaient aussi bien par leur taille que par leur coloration. Ils vivaient Lous deux ensemble dans des rapports très affectueux, pourtant on ne les vit Jamais tous deux en même temps hors de l'excava-

L'AMBLYRHINQUE A CRÊTE.

tion; généralement on n’en voyait toujours qu'un seul au dehors, l’autre se trouvant à l'intérieur, à l'instar des figurines de l’hygromètre de Saussure. Un gamin inoccupé mit fin à ces observations en tuant l’un après l’autre ces inoffensives créatures.

Autant les Cyclures sont craintifs lorsqu'on ne les inquiète pas, autant ils se défendent avec énergie lorsque l’on cherche à s’en emparer. Ils se défendent alors à l’aide de leur queue dont ils portent des coups violents à droite et à gauche; les pointes dont cette queue est armée peuvent occasionner de douloureuses blessures.

LES AMBLYRHINQUES RHINCHUS

Hüctertôopfe.

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