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LE PTÉROGON DE L'ONAGRE

Fig. I3M.

Fig. 1323.

rose.

Fig. 1323.

Fig. 1324. — Sa Chenille.

Fig. 1325. — Sa Chrysalide.

Fig. 1323 à 1325. — Les Sphingines (Deilephile) (p. 294).

Fig. 132Ô.

Le Sphinx (Deilephile) du Laurier

LES PTEROGON — PTEROGON

Caractères. — Les antennes raides, assez courtes, sont crénelées dans les Mâles; les ailes dentées, anguleuses, ont le bord interne arqué.

Les Chenilles lisses à petite tête globuleuse ont sur le onzième anneau une plaque lenticulaire ou une très petite corne peu saillante.

LE PTEROGON DE L'ONAGRE. — PTEROGON OENOTIIERE.

Nach tkerzensch u-dimer.

Caractères. — Ce Ptérogon, le plus élégant Breiim. — VIII.

des Crépusculaires de nos pays, se distingue par la découpure de la lisière de ses ailes antérieures. Celles-ci ont une bande médiane et une lisière verte; les ailes postérieures, jaunes, sont ornéees d'une bande noire sur le bord. Il n'est aucun Papillon dont la taille soit plus petite relativement à celle de la Chenille.

Distribution géographique. — Cette espèce

ne s'étendpas partout; en Allemagne, elle semble se confiner de préférence sur les collines et les contreforts des montagnes ; en France, elle n'est pas rare dans le Dauphiné, le Lyonnais, la Lozère.

Insectes. — 129

LES MACROGLOSSES FUGIFORME ET BOMBYLIFORME.

Mœurs, habitudes, régime. — La Chenille est verte, dans sa première jeunesse ; après plusieurs mues ultérieures, elle prend une teinte fondamentale brun-grisâtre, assombrie sur le dos par des points brun-noirâtres très serrés, et sur les côtés par des taches noires obliques et par des nervures longitudinales de même nuance. Au milieu des taches latérales se trouvent les stigmates aériens, et en place de la corne que portent ses congénères, elle présente une tache ocellée jaune, bordée de noir, à surface convexe et lisse. En captivité, elle se nourrit volontiers d'Onagres, mais en liberté on la trouve de préférence en juillet et en août, sur diverses espèces de petites Epilobes des prés etdeSanguisorbes, notamment sur l'Épilobe à feuille de Romarin. Taschenberg, dans les environs de Halle, a constaté qu'on en trouve de grandes masses assemblées.

En captivité, la Chenille, ayant sa taille maxima, a la triste habitude de s'agiter sans relâche dans sa geôle et finit par mourir épuisée, en sorte que la plupart des collectionneurs ne réussissent pas à les élever. A la suite de plusieurs essais, un des amis de Taschenberg obtint un plein succès, en plaçant la Chenille, dès qu'elle commençait à s'agiter, sur un pot de fleur rempli de terre; il avait soin de le recouvrir d'un verre pour prévenir la fuite de l'Insecte et pour activer l'influence des rayons solaires auxquels il l'exposait. Chaque Chenille s'enfonçait alors dans la terre et produisait une Chrysalide apte à se développer. Je note ces détails à l'intention de tous ceux qui élèvent les Chenilles du Sphinx des Onagres.

LES MACROGLOSSES — MACRO- GLOSSA

Breitleibigeschwàrmer.

Caractères. — Ces Sphingides [Macroglosuî) sont rassemblés dans un troisième genre, en raison de leur large abdomen pourvu de touffes de poils sur les côtés et sur l'extrémité abdominale, en raison de leurs antennes en massue plus longues que la moitié du bord antérieur des ailes, et en raison de leur longue trompe cornée.

Mœurs, habitudes, régime. — Les espèces

de ce genre diffèrent aussi des autres Papillons de la même famille, au point de vue des mœurs : la plupart des Macroglosses voltigeant en plein jour, avec une activité sans égale.

LE MACROGLOSSE DU CA1LLELAIT. — MACIiO- GLOSSA STELL4TAIWM.

Karpfenschwanzchen oder Taubenschwanzchen.

Caractères. — Indépendamment de la nuance jaune de rouille de ses ailes postérieures, un peu plus foncées vers la lisière d'un brun grisâtre; ses ailes antérieures sont divisées par quelques bandes plus sombres. Ce Papillon présente des taches foncées sur l'abdomen et blanches sur les côtés (fig. 1328).

Distribution géographique. — Ce Macro-

glosse, fort commun en Europe, se rencontre dans tout le bassin de la Méditerranée et même en Chine.

Mœurs, habitudes, régime. — Ce Papillon

5 queue de Carpe ou de Pigeon, qui a deux générations par an, voltige en tous lieux de mai en octobre, sur les fleurs les plus diverses ; il apparaît et disparaît avec la rapidité de l'éclair, ce qui établit le contraste le plus frappant entre cette espèce et la foule des autres Papillons; aussi lui a-t-on 'donné le nom de Mouche folle ; il vole en plein jour et n'attend pas le crépuscule pour prendre son essor.

La Chenille (fig. 1329), munie d'une corne, est d'un vert clair ou foncé, parfois brun rougeâtre ; elle porte des taches perlées, blanchâtres et saillantes, disposées sur huit rangs; elle présente, en outre, quatre lignes blanches longitudinales, dont deux se réunissent, sur le dos, au-devant de la corne qui est d'un vert bleuâtre; les deux autres se rejoignent derrière cette corne. Elle dévore les Caillelaits {Galium) et la Garance (Rubia tinclorum).

La Chrysalide brun grisâtre et rugueuse, offre une strie foncée sur le dos ; l'extrémité de sa tête, amincie et mousse, lui donne un aspect grêle, en avant ; celle qui provient de la seconde couvée, passe l'hiver.

LES MACROGLOSSES FUCIFORME ET BOMBYLI- FORME. — MACItOGLOSSA FUCIFOIIMIS ET BOM- BYLIFORMIS.

Hummelschwârmer.

Caractères. — Ces deux espèces, qui se ressemblent beaucoup, ont été réunies sous la désignation de Sphinx Bourdons, en raison de la similitude de leur aspect avec celle des Bourdons. Ils peuvent servir de transition pour arriver à l'élude des Papillons à ailes transparentes, les Sésies.

LES XYLOTROPHES OU BNDOPHYTIDES.

Fig. 1329.

Fig. 1327.

Fig. 132G. — Le Smérinthe demi Paon ou ocellé. Fig. 1327. — Sa Chenille.

Fig. 132G à 1329. — Les Spliingides (Smerinthe(p. 295) et Macrogloase (p. 298).

Fig. 1328. — Le Macroglosse du Caillelait. Fig. 13V9. — Sa Chenille.

Leurs ailes étant presque aussi translucides que celle des Hyménoptères, si les ailes paraissentdépourvues d'écaillés, lorsdel'éclosion, elles sont cependant revêtues de fines écailles brunes, mais si peu adhérentes qu'au premier essor de l'Insecte elles s'envolent avec lui.

Distribution géographique. — Ils habitent

toute l'Europe.

Mœurs, habitudes, régime. — Ces MacrO-

glosses, qui se plaisent à butiner sur les fleurs de Bugle, proviennent de Chenilles munies d'une corne ; celle du premier vit sur les Scabieuses, celles du second sur les Chèvrefeuilles.

En Géorgie et en Virginie on trouve le

Thyreus Abboti (fig. 1308) qui, adulte, rappelle

Fig. 1330. — Le Thyreus Abboli.

les Macroglosses, et qui, à l'état de Chenille, se rapproche des Ptérogons.

LES XYLOTROPHES OU ENDOPHYTIDES — XYLOTROPHA OU ENDOPRYTWM

Holzbohrer.

Caractères. — La famille des Xylolrophes ou Perce-bois (Xylotropha) ne présente que deux caractères généraux : des antennes terminées en pointe, en avant, et deux paires d'éperons au côté interne des jambes postérieures ; ils

diffèrent beaucoup entre eux, pour le reste. On trouve chez eux les ailes larges des Papillons diurnes, les ailes étroites des Crépusculaires, parmi lesquels on les comptait jusqu'à présent, et les ailes de taille intermédiaire

LES SESIIDES.

Fig. 1331. - Le Smérinthe du Tilleul. Fig. 1332. - Sa Chenille.

Fig. 1331 et 1332. — Les Sphingides (Suierinthe).

qui, jointes à un abdomen épais, les caractérisent. Nous avons ainsi affaire avec un groupe de transition, dont les membres ne se rapprochent que par l'histoire de leur développement.

Mœurs, habitudes, régime. — Les Chenilles,

cylindriques ou aplaties, sont velues et possèdent seize pattes. Elles vivent toutes, pendant leur jeunesse, sous l'écorce des plantes ligneuses; elles s'y enfoncent plus profondément, lorsqu'elles ont grandi, et se ménagent des conduits dans le bois ou bien entre le bois et l'écorce. Comme elles évitent la lumière du soleil, les couleurs vives leur manquent complètement ; la plupart ont un revêtement clair d'une couleur d'os, qui paraît propre à toutes les Larves vivant dans ces mêmes conditions. Comme foreuses, elles emploientun tempsplus long à leur développement; régulièrement elles passent au moins un hiver, et quelquefois deux. Quelques-unes se confectionnent une loge close à l'aide des débris de bois, d'autres pour subir leur Nymphose restent libres dans les cavités élargies de leurs conduits. Mais toutes s'accordent à assurer l'évasion du Papillon qui doit éclore de leur Chrysalide.

Chaque Chenille, pendant le cours de son existence, aménage un conduit de sortie, qui lui sert d'abord pour rejeter ses déchets et d'où le Papillon, plus tard, prendra son vol. Les déchets sortent de là sous la forme de petits copeaux agglomérés ; ils obstruent l'ori-

fice, et décèlent la présence de la Chenille. Celle-ci, à l'époque de sa Nymphose, se place immédiatement en arrière de l'orifice obstrué, en tournant sa tête de ce côté. La Nature, qui ne fait rien à moitié, ne s'est pas contentée de donner à la Chenille cet instinct; mais elle arme encore les Chrysalides d'une tête à pointe très aiguë ou d'une couronne de poils raides fixés sur les anneaux du corps, pour leur permettre de percer l'obstacle et d'avancer en se tortillant, lorsque le Papillon qui s'élève à la vie réclame sa liberté. Aussi ce Papillon ne se trouve-t-il guère moins favorisé que ceux de ses frères dont les Chrysalides sont fixées à l'air libre; avant d'abandonner l'enveloppe qui protège sa nudité, il n'a qu'à faire avancer sa Chrysalide de quelques lignes, à l'aide de quelques tortillements de son abdomen, comme font les Crépusculaires au sortir de terre. Ces particularités de développement et l'absence de caractères sûrs, qu'on trouve chez d'autres espèces dont les Larves vivent aussi dans les galeries qu'elles creusent, sont les motifs qui permettent de réunir en une famille les Papillons que nous allons étudier à l'instant.

Certains auteurs allemands rangent parmi les Xylotrophes : les Sésiides, les Castniides, les Cossides, les Hépialides ; nous suivrons pour plus de clarté la classification généralement adoptée, et nous reléguons les deux dernières familles parmi les Bombycides.

LES SESIIDES — SESIID.Ë

Glasflùgler.

Caractères. — Ces Papillons ressemblent aux Crépusculaires par leur conformation générale, par la configuration de leurs antennes,

et par l'existence d'un crin sur les ailes postérieures; mais ils en diffèrent essentiellement par leurs mœurs, par l'existence de deux

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