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LA TEIGNE DES VETEMENTS. — TI1SEA PELEIONELLA

Kleider mot le n.

Caractères. — Cette Teigne, plus petite que la précédente, mesure de llmm à 17mm,5 ; elle est jaune et possède des reflets soyeux. L'aile antérieure porte, vers son centre, un ou deux points sombres qui peuvent manquer; sa tête est revêtue de poils d'un jaune argileux, et ses ailes postérieures, grises, ont des reflets jaunâtres.

Mœurs, habitudes, régime. — Cette Teigne, ainsi que la précédente, se trouve, comme l'on sait, dans nos demeures; elle s'installe dans les endroits où on la dérange rarement ; tels sont : les armoires à habits, les chaises et les sophas rembourrés, les tiroirs où l'on enfouit des étoffes laineuses, les collections d'Histoire naturelle de toutes sortes, etc. Les Chenilles de cette espèce ou Mite des vêtements ainsi que celles de l'espèce précédente y font de fâcheux dégâts, surtout lorsqu'elles y sont en nombre, et passent ainsi l'hiver, â l'abri, dans de petits sacs qu'elles fixent pour en faire leurs retraites et qu'elles fabriquent aux dépens des étoffes qui les entourent; c'est dans ces petits sacs, aussi, qu'elles opèrent plus tard leur Nymphose.

Les Papillons de ces deux espèces voltigent pendantles mois de juin et de juillet; toutefois ils apparaissent isolément déjà plus tôt ou plus tard, selon la température du lieu où elles résident. On doit, naturellement, leur faire la chasse autant que possible ; mais ils sont généralement assez difficiles à saisir, parce que suivant l'habitude des diverses espèces de Teignes elles savent exécuter, sur un plan résistant, des mouvements de glissement qui leur permettent de se dérober en un clin d'œil sous une cachette impénétrable.

Les Teignes prospèrent à merveille dans les coins sombres et humides, où se trouvent oubliées des étoffes laineuses ou d'autres substances de leur goût. Lesanciens lesavaient fort bien, car Aristote (5,26) raconte que dans la laine et dans les tissus laineux, naissent des animalcules, comme les Teignes-des-draps par exemple, surtout lorsque cette laine est poussiéreuse et plus encore lorsqu'une Araignée se trouve enfermée avec elle ; car l'Arachnide, suivant lui, dessécherait la laine en pompant toute l'humidité qui pourrait s'y trouver. De nos

LES ADÈLES.

!• ig. 1535.

Fig. 1531.

Fis. 1533

Fig. 1536.

Fig. 1532. — L'Hyponomeute du Pommier, au repos, de

grandeur naturelle.

Fig. 1533. — Le même au vol, vu ;i la loupe. Fig. 1534. — Chenille se dérobant h ses ennemis.

Fig. 1535. — l'.ranche de Pommier nouvellement attaquée par une colonie.

Fig. I53G. — Branche de Pommier complètement enveloppée et presque entièrement rongée.

Fig. 1532 à 1536. — Les Microlépidoptères (Hyponomcuta).

jours, on penserait que l'Araignée étancherait plus volontiers sa soif en dévorant les Teignes.

Moyens «le destruction. — Dès qu'on aperçoit des Teignes isolées, on doit préserver tous ses objets des Œufs que viennent pondre les Femelles; il faut battre les coussins, aérer les vêtements et les battre également, de façon à faire choir les Chenilles qui pourraient exister déjà et qui éelosent généralement dès le mois d'août. Lorsqu'on met de côté ses fourrures, on doit les aérer avec soin avant de les empaqueter dans un linge de toile ; le mieux est de les coudre dans l'enveloppe après les avoir parsemées de poudre Insecticide, etdeles conserver dans un endroit bien clos, aéré et surtout éclairé, car les Teignes affectionnent l'obscurité.

On peut employer avec succès contre les

Teignes l'odeur de l'essence de Térébenthine, de l'essence de Serpolet ou de toute autre substance à odeur pénétrante, benzine, phénol ; les émanations des diverses huiles minérales sont, en général, contraires à toutes les vermines.

LES ADÉLINES — ADEL1N.E Langfùhler.

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