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LES LYCÉES

LYGjEUS

Caractères. — Leurs yeux sont sessiles et petits; leurs ocelles sont gros, rapprochés des yeux; les antennes sont longues, à premier article court et épais, à deuxième plus long que les autres ; à quatrième plus long que le troisième et fusiforme.

LA PUNAISE ÉCUYÈnE. — LYG/EUS EQUJ1STRIS-

Ritterwanze.

Caractères. — Une Lygée, qui mesure largement 14 millimètres, est la Punaise écuyôre (Lygxus e.questris) (fig. 1567) ; elle appartient

Fig. 1567. — La Punaise écuyèro.

aux plus belles espèces de cette famille en raison de sa coloration. Sa face dorsale, allongée, elliptique et mate, est rouge et noire; la partie membraneuse de ses élytres est noire, bordée de blanc, et ornée d'une petite tache blanche centrale.

Mœurs, habitudes, régime. — Elle habite en colonies, dans nos climats, les troncs deChênes cariés et dépouillés de leur écorce.

LE PYRRHOCORE APTERE.

Fig. lô«8. Fig. 1569. Fig. loin.

Fig. I56S. — Le Capse noir. Fig. 1570. — L'Aradus des écorces.

Fig. 15G9. — Le Tingis apparenté. I

Fig. 1568 il 1570. — Les Capsides et Acanthiades (Cnpsu.s, Tingis, AradusV

LES

PAGHYMERINES - PACBYME-

RINJE

Caractères. — L'absence de liaison entre les nervures longitudinales de la partie membraneuse des demi-élytres distingue la tribu précédente.

LES PACHYMERES

PACHYMERUS

Caractères. — Les Punaises à cuisses épaisses [Paclnjmerus) constituent un genre, ricbe en espèces, caractérisé par des cuisses antérieures plus ou moins épaissies.

LES COECIGÉMNES OU PYRRHOCO- RINES — COECIGENINJE OU PYR- RBOCORfN.E

Cikigenen.

Caractères. — Ces Lygéides n'ont point d'ocelles.

LES PYRRHOCORES — PYRRHOCORIS

Caractère». — Les Pyrrhocores, répandues sur le monde entier, ne se différencient du genre américain Largus, avec qui elles présentent en commun un premier article antennal plus long que le second et l'absence des yeux accessoires, que par leur prothorax dont le bord est relevé en forme de crête tranchante.

LE PYUKHOCOIll; APTERE. — PYHKHOCORIS ÂPTERUS.

Plugellose Feùencanze.

Caractères. — Cette Punaise, universelle- Brehm. — VIII.

ment connue, est caractérisée par une coloration rouge et noire, et par l'absence d'ailes postérieures et de partie membraneuse aux élytres (fig. 1571).

Mœurs, habitudes, régime. — Les Pyrrho-

cores aptères, désignés en divers endroits sous les noms de « Français » ou de « soldats » et en d'autres sous celui d'Anglais, se réunissent en troupes pendant tout l'été au pied des vieux Tilleuls ou des Ormes ; quand ils ne trouvent pas ces arbres à leur portée, ils s'installent au pied de quelque mur. Sitôt l'hi-

Fig. 1571. —Le Pyrrhocore aptère.

ver terminé, c'est-à-dire généralement vers le mois de mars, ces Insectes abandonnent peu à peu leurs cachettes et se glissent isolément vers quelque endroit abrité et protégé contre les vents froids. Tout l'été, ces Punaises, de couleurs et de dimensions variées, grouillent plutôt paresseusement qu'activement, et dans leurs excursions on les voit souvent s'arrêter, non pour se reposer, mais pour savourer leurs repas: attablées au nombre de deux ou trois, ou même davantage, autour d'une graine ou du cadavre d'un Insecte plus gros, elles y puisent leur nourriture sans s'inquiéter si ce cadavre est celui d'un Insecte différent ou d'un des Insectks. — I iO

LES CAPSIDES.

leurs. En captivité, les plus grandes attaquent les plus petites et les mangent.

Sous les élytres des Punaises les plus vieilles on trouve de nombreux Acariens qui se nourrissent aux dépens de leurs hôtes.

Les Punaises, jeunes et vieilles, se glissent dans les cachettes les plus profondes de leur résidence sitôt que la mauvaise saison les y attire. Elles nous offrent un exemple assez rare de Punaises qui passent l'hiver aux stades de développement les plus divers.

Plus le temps est doux et plus on voit de ces Punaises ; dès le milieu d'avril, les Insectes parfaits commencent à s'accoupler ; rarement le Mâle s'unit plus d'une fois à une Femelle, celle-ci s'accouple au contraire plusieurs fois. Cet accouplement peut durer trente six heures. Sous le feuillage humide ou dans les creux de terre au voisinage des vieilles souches d'arbres, on trouve des OEufs d'un blanc perlé, et, plus tard, de petites Larves de la grosseur d'une tête d'épingle à côté de Larves déjà plus grandes. Les plus petites ont un abdomen entièrement rouge et des appendices alaires noirs . Après avoir subi trois mues, elles acquièrent leur taille et leur couleur définitives. Leurs élytres s'allongent pendant ce temps, et la teinte rouge prédomine sur la couleur noire primitive; ces Insectes sont revêtus alors d'un bel « uniforme » orné de deux taches noires arrondies en forme de boutons, d'une bordure noire plus ou moins large à l'extrémité, et « d'une pièce d'obturation » noire ; inversement, l'abdomen, d'abord rouge, prend alors une couleur noire luisante ; seuls les bords latéraux et quelques bandes transver-

sales de l'abdomen conservent la teinte rouge primitive. La tête, avec ses annexes, les antennes et le rostre, est d'un noir luisant, dès que la jeune Punaise, qui est sortie de l'OEuf toute pâle, commence à se colorer. Le prothorax devient noir très rapidement aussi sur ses deux faces ; il garde seulement une bordure rouge circulaire ; dès le jeune âge aussi, les pattes sont d'un noir luisant. Parmi ces Pyrrhocores, analogues à des Larves, quoique déjà complètement adultes, apparaissent, dans les pays méridionaux, quelques individus ailés ; ainsi à Paris même, au Jardin des Plantes, M. Moleyre en a capturé quelques-unes; on n'en a jamais vu un seul d'ailé dans les régions septentrionales.

Les Pyrrhocores adultes ont perdu l'odeur particulière aux Punaises; les Larves et les Nymphes, au contraire, comme celle des Pentatomides, ainsi quenous l'avons faitremarquer précédemment, répandent cette odeur par des glandes situées sur la face dorsale de leur abdomen, qui en présente une au centre de chacun des trois anneaux médians. Par un frottement léger on développe une odeur aiguë qui décèle la présence d'un acide gras volatil, et l'on voit perler au niveau de la glande médiane une gouttelette incolore qui s'évapore peu à peu. Par une friction plus accentuée, en comprimant la Larve, en lui enlevant une patte ou une antenne, on fait sourdre un jet de liquide qui émane de la glande postérieure, la plus grande, et qui répand l'odeur propre des Punaises. Les Punaises adultes excrètent d'abord un liquide d'une odeur plus acre ; mais bientôt cette sécrétion se tarit, et les glandes demeurent vides.

LES CAPSIDES OU PHYTOCORIDES — CAPSW.£ OU PHYTOCORID.E

Blindwanzen. — Blumemvanzm.

Caractères. — Ces Insectes d'une teinte vert claire, souvent ornés de marques bariolées très élégantes, ont une tête triangulaire ; leur vertex, qui présente trois faces, n'est séparé du front que dans le seul genre M iris ; chez tous les autres il est incurvé en avant et se confond avec le front qui s'infléchit aussi en avant. Les yeux simples ou ocelles font défaut; aussi les appelle-t-on Cxcigbnes comme les Pyrrhocores. Les antennes sétiformes, dont le second article est le plus long et par-

fois aussi le plus épais, atteignent la longueur du corps ou même davantage, et se terminent par deux articles d'une ténuité capillaire. Le rostre atteint l'extrémité du thorax contre lequel il s'applique, et sa gaine est formée de quatre articles d'égale longueur en général. L'écusson triangulaire, qui n'est pas très grand, est toujours visible. Les élytres, coriaces et molles, présentent un pli parallèleau bord qui regarde l'écusson ; ce pli isole une aire spéciale, en forme de trapèze allongé, qui consti-

LE CALOGORIS STRIE.

tue la pièce d'obturation (le clou, clama) ; l'antre portion, coriace, forme un triangle [coriunt dont le côté le plus court, qui correspond à la pointe, limite un lobe plus mince, d'une couleur spéciale et isolé par un pli également; c'est l& pièce cunéiforme [ctmeus), qu'on appelle aussi Y appendice et qui constitue un caractère particulier de celte famille; le prolongement de cette pièce forme la membrane [membrana). On y remarque une nervure arquée qui part du bord de l'appendice et qui y retourne, en émettant au devant de l'extrémité externe un petit rameau avec lequel elle forme deux cellules inégales, Quand cette membrane fait défaut, les ailes postérieures, toujours très fragiles, manquent également. Les tarses, souvent très petits, présentent trois articles nettement séparéset les pelotes extrêmement petites entre les gritfes. Aucune autre famille de Punaises n'offre un corps aussi mou, et des pattes aussi lâchement articulées.

Distribution géographique. — Cette famille

est représentée dans les régions tempérées par un nombre d'espèces relativement bien plus grand que dans les climats chauds ; on en connaît environ 300 en Europe.

Mœurs, habitudes» régime. — La famille

des Phytocorides ou des Capsides comprend toutes les petites Punaises molles et fragiles qui animent pendant l'été les fleurs et les gazons; tant que le soleil reste au-dessus de l'horizon, elles paraissent et disparaissent dans leur vol silencieux avec une activité continue et une mobilité étrangères à bien des espèces du même ordre ; elles recherchent principalement le miel.

LES MIR1S — MIRIS

Caractères. — Les Miris se distinguent par leur étroitesse particulière et par la conformation spéciale de leur tête. Le vertex, qui présente trois faces, est effilé en avant et porte, sur son bord, les antennes qui reposent sur un article basai épais.

Les Miris Ixvigatus et calcaratus sont fort communes dans les prairies des environs de Paris.

LES GAPSES — CAPSUS

Caractères. — Les espèces qui appartiennent à ce genre ont un contour plus ovale, une teinte brun noirâtre ou rouge; elles sont

caractérisées par un second article antennal renflé en massue et par un pointillé grossier sur le corps.

Le Capsus tricolor et le Capsus ater ou flavicollis (fig. 1568) sont des plus communs.

LES P1IYTOCORES — PHYTOCOR1S

LES CALOCORES — 'CALOCOIUS

Caractères. — Le sous-genre Caloeoris, qui fait partie du genre Phylocoris, présente les caractères suivants: le front empiète sur le vertex par une saillie anguleuse ; la nuque, convexe, ne présente aucune crête; l'article basilaire des antennes dépasse la tète, qui est presque pentagonale ; le rostre s'étend jusqu'au second anneau de l'abdomen ; le prothorax, trapézoïde et bordé par une crête en avant, dépasse les parties latérales; l'article basilaire du tarse des pattes postérieures est plus court que l'article suivant.

LE CALOCORIS STRIÉ. — CALOCOKIS STUU- TELLUS.

Gestreifte Schônwanze.

Caractères. — Le Caloeoris strié (Caloeoris striatellus) que nous représentons ici (fig. 1572)

Fig. 15"2. — Le Caloeoris strié, vu à la loupe.

pour donner une idée du genre Caloeoris nous offre un corps orangé ou jaune clair, revêtu de poils blanchâtres ; on peut distinguer sur la figure les marques noires qui ornent l'écusson cervical et les élytres; il mesure largement 7 millimètres de long.

Distribution géographique. — Cette Punaise se rencontre dans toute l'Europe.

Mœurs, habitudes, régime, — CeCaloCOriSSe

rencontre ordinairement sur les Ombellifères.

LES ARADES.

LES PUNAISES MEMBRANEUSES OU ACANTHIADES — ACANTHIADM

llniitiriinzen.

Caractères. — On a réuni en une famille un petit nombre de "Punaises généralement très petites chez lesquelles la gaine du rostre se cache dans une gouttière le long du cou; les ocelles manquent le plus souvent ; les tarses composés de deux articles se terminent par des griffes sans ambulacres ; il existe en outre des différences assez considérables. On leur donne le nom de Punaises membraneuses (i\Ieiubranacei) en raison des prolongements lobés ou des excroissances vésiculaires que présentent généralement le prothorax, les élytres et l'abdomen, ce qui donne à ces Insectes un aspect très particulier.

LES TINGINES — TINGINJE

Tinginen.

Caractères. — L'écusson est recouvert par le prolhorax.

LES T1NGIS — TINGIS

Caractères. — Les Tingis sont rarement remarqués lorsqu'ils sont en liberté, à cause de leur petite taille, qui atteint à peine 4mm de long. Ces Insectes délicats ont pour caractères particuliers des antennes minces terminées par une sorte de bouton, ainsi qu'une excroissance calleuse ou vésiculeuse située au milieu du praîscutum qui se prolonge en arrière en recouvrant l'écusson (scutum) et qui s'étend sur les côtés en forme de feuille comme les élytres bosselées et ornées de nervures réticulées.

Mœurs, habitudes, régime. — Les nombreuses espèces de ce genre se tiennent généralement sur des places déterminées.

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