‹ Merveilles de la natureChapitre 272 sur 412 · LE CGC CU S PE-LA · texte numérisé non relu

LE CGC CU S PE-LA

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Fig. [691.

Fig. 1GSG. — Cochenilles sur des raquettes de Nopal , leurs sécrétions cireuses blanches les dissimulent.

Fig. IGS7. — Jeune Cochenille femelle, de grand, nat. et grossie.

Fig. 1G88. — Cochenille femelle, vue en dessous et 1res grossie.

Fig. IG89. — Cochenille desséchée, telle qu'elle se présente dans le commerce.

Fig. 1690. — Mâle, grossi.

Fig. 1691. — Màlc, encore plus grossi et de grandeur naturelle.

Fig. 16SG à 1681. — La Cochenille proprement dite ou Cochenille des Nopals

globuleuse, tandis que le Mâle enfermé dans une masse cireuse a deux ailes allongées, un balancierterminépardeux soies, une tête ornée detrès longues antennes pubescentes et pourvu de 4 yeux à facettes et de 6 ocelles.

Mœurs, habitudes, régime. — Sans exposer l'histoire complète de cette Coccide, fort bien faite par Westwood, nous ne saurions la passer sous silence. Elle enveloppe les rameaux et les branches des ft/tus succedanus, des Ligustrwn glabrum, des Hijbiscus sy/'iacus, des Celastrus ceri férus, d'une couche abondante de matière cireuse qu'il est facile de recueillir.

Usages. — Elle fournit une cire que les Chinois utilisent depuis les siècles les plus reculéspour confectionner des bougies et que nous commençons à importer.

Une des plus curieuses industries agricoles de la province de Se-Tchouen, rapporte Elisée Reclus (1), est celle de la cire végétale ou peila, qui n2 peut se faire que par la division du

i Elisée Rectas, Géographie universelle, vol. VII,

p m iis.

Vli!

travail entre les habitants de deux districts éloignés. L'Insecte (Coccus pela) qui élabore la cire naît et se développe sur les feuilles du Ligustrum lucidum, dans le pays de Kientchang, près de Ningguen. A la fin d'avril les cultivateurs recueillent avec soin les OEufs de cet Insecte et se rendent à Kiating-fou, à quatorze journées de marche, de l'autre côté d'une chaîne de montagne. La route est très pénible, et c'est la nuit qu'il faut la parcourir pour que les OEufs ne souffrent pas de la chaleur : de loin, toutes les lumières qu'on aperçoit sur le chemin sinueux des monts produisent un effet très pittoresque. Par une exception unique en Chine, les portes de Kiating-fou restent constamment ouvertes pendant la saison de la récolte des OEufs. C'est après le transport que commence l'opération délicate ; il faut détacher les OEufs de la branche sur laquelle on les a portés et les placer sur un arbre d'espèce différente, le Fraxin ■■ sinensjp, où lus Insectes naissentet sécrèlent la cire blanche si appréciée des Chinois, l rES. 139

LES COCGINES.

Il faut attribuer sans doute à une maladie la propriété qu'ont les Insectes de produire beau coup de cire, précisément sur des plantes qui ne leur fournissent pas la nourriture naturelle (1).

D'après les auteurs chinois, l'Insecte à cire prospère sur trois ou quatre différentes espèces d'arbres (2;. La valeur totale de la récolte dans le Se-Tc/iouen est évaluée par Richthofen à 14 millions de francs. La propriété des arbres à cire est très divisée ; généralement ils appartiennent à d'aulres paysans que le sol qui s'élend à leur ombre.

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