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LES 0SC1NES

OSCJNIS

Caractères. — La nervure costale s'étend jusqu'à la nervure externo-médiaire ; la coloration est généralement noire.

Mœurs, habitudes, régime. — Les Larves

des Uscines ravagent sur pied les céréales ; elles rongent les grains de blé, d'orge et d'avoine.

L'OSCINE FUIT. — OSCtNIS FUIT SEU FUSILLA.

Fritjliege.

Caractères. — C'est une Mouche d'un noir luisant, qui mesure à peine lmm,17 et qui est conformée comme la précédente.

Mœurs, habitudes, régime. — D'après les

observations de Haberland, elle effectue, en Bohême au moins, trois pontes par an : la première ravage les semences printanières, la seconde abîme les grains d'Avoine mûrs, et la troisième détruit les semences d'hiver.

Nous signalerons encore parmi les Muscides acalyptérées :

La Platystome des ombrages (Platysloma umbraium) que nous représentons (Cg. 1799), type de la tribu des Platystomines.

Le Calobate à cothurne (Calvbata cothumatà) aux longues pattes démesurées qui lui donnent quand il court sur le feuillage une démarche singulière (fig. 1803).

LES PHORIDES — PHORID.E

Duckelfiiegen.

Caractères. — La tète est inclinée et courte ; le thorax est fortement bombé, et l'abdomen s'abaisse en arrière, ce qui fait ressortir davantage lagibbosité. Sur les antennes courtes, en forme de verrues, la soie dorsale, tantôt nue, tantôt empennée, s'élève assez haut; les palpes hérissés font aussi saillie en avant. Les hanches allongées et les cuisses élargies donnent aux pattes une apparence vigoureuse. Le bord antérieur des ailes, qui sont grandes, porte en général des soies en forme de piquants jusqu'au point où aboutit la seconde nervure longitudinale très épaisse. Un examen minu-

tieux montre qu'on doit considérer la nervure en question comme la troisième nervure longitudinale, souvent bifurquée en avant et émettant deux rameaux pâles, superficiels. Le tronc postérieur n'émet que deux branches, et la cellule anale manque toujours.

Mœurs, habitudes, régime. — Les représentants du genre Phora et des genres voisins forment une population d'un aspect étrange. Ces petits Insectes bossus courent, avec une hâte et un entrain dont on ne saisit pasbien le motif, sur les feuilles des buissons, sur les planches et parfois sur les vitres des fenêtres ; ils ne vol-

LES DOLICHOPODES.

tigent que rarement et pendant un temps fort court.

Les Phorides vivent à l'état de Larve dans des matières animales ou végétales en décomposition ; d'autres vivent en Parasites dans des Chenilles et dans des Larves de Coléoptères et d'Hyménoptères, dans des Limaces; en sorte que les espèces de ce genre présentent peu d'uniformité dans leurs modes d'existence. Les Nymphes se font remarquer par leurs longues cornes stigmatiques.

LES PHORES — PHORA

Caractères. — Le front est muni de soies inclinées en arrière ; les antennes ont leur dernier article globuleux; le bord des ailes est cilié.

Distribution géographique. — Il y en a un

grand nombre d'espèces répandues dans toute l'Europe.

LA PHORE ÉPAISSE — PHORA 1NCRÀSSATA-

Dicke Buckflefiege.

Caractères. — Cette petite Mouche est d'un noir luisant ; son abdomen est d'un gris mat, et son premier article est bordé de blanc à l'extrémité. Les yeux sont recouverts de poils très fins. Les ailes, transparentes, jaunâtres vers la racine, sont traversées seulement par quatre nervures longitudinales, dont la première (qui n'est autre chose que la branche supérieure de la troisième) est presque droite et ne présente pas de courbure en S. Les pattes, d'un noir de suie, sont armées de soies fortes, surtout au niveau des hanches ; les pattes antérieures sont jaunâtres à partir de la moitié antérieure des cuisses.

Mœurs, habitudes, régime. — Dans la plupart des contrées de l'Allemagne, de la Suède et de la Suisse, cette Mouche paraît pendant tout l'été et pendant l'automne, sur les buissons et sur les planches ; elle grimpe sur les ruches pour pondre ses OEufs un par un sous la peau des Larves déjà un peu mûres dans les cellules non encore fermées. Elle introduit sa tarière entre deux anneaux et dépose l'OEuf dans la larve d'Abeille de telle sorte que la tête soit tournée du côté de la tête de l'hôte.

La Larve de la Mouche doit être déjà développée dans l'OEuf, car au bout de trois heures à peine elle brise déjà sa coque pour s'enfoncer plus avant dans la graisse de la Larve

d'Abeille dont elle se nourrit. Elle croît avec une rapidité extrême; vingt-quatre heures après son éclosion elle subit sa première mue et se trouve armée alors de fins piquants ; vingtquatre heures après cette première mue, elle a pris un embonpoint surprenant ; douze heures plus tard sa seconde mue a lieu, et sa taille se trouve doublée; vingt-quatre heures après la seconde mue, elle mesure presque 2mm,5. Au bout de vingt-quatre heures encore elle atteint 3mm,5 et opère sa troisième mue. Elle est alors à maturité, et son extrémité antérieure est effilée, tandis que l'extrémité postérieure est obtuse; elle présente, en arrière, des soies terminales et deux stigmates portés sur une tige ; ceux de la partie antérieure du dos font saillie en dehors. Douze heures environ après sa dernière mue, elle change d'orientation dans la Larve de l'Abeille, qui est restée saine en apparence, qui arrive également à maturité et qui, après avoir faitsa coque, se retourne aussi dans sa cellule pour présenter à l'opercule sa partie postérieure. La Larve parasite, après son inversion, transperce l'extrémité du corps de son hôte et le milieu de l'opercule qui clôt la cellule, puis elle se laisse tomber sur le sol de la ruche, dans la poussière, où elle se transforme en une Pupe en barillet ; ou bien elle sort, en se tortillant, de la Ruche, et opère sa Nymphose en terre. Douze jours plus tard, éclôt la Mouche, qui passe l'hiver derrière des écailles corticales. Ces observations intéressantes sont dues à Assmus. La Larve d'Abeille une fois délivrée meurt et se décompose ensuite. Les Phora sont donc des Parasites dangereux des Abeilles, et c'est à elles qu'il faut attribuer les Ruches dites « à couvées pourries ».

LES DOLICHOPODES - DOLICBO- PODID.E

Caractères. — Ces Diptères constituent une petite famille que les auteurs, même les plus modernes, Schiner par exemple, ont tous maintenue à côté des Empides, cependant la constitution de la bouche et la disposition de leur système nerveux les rapproche indubitablement des Muscides (Kiinckel).

Mœurs, habitudes, régime. — Ces Insectes se plaisent dans les endroits humides.

LES OESTRIDIîS.

Fig. 1811.

Fig. 1812.

Fig. 1809.

Fig. 1816.

Fig. 181Ô

Fig. 1813.

Fig. 18 H

Fig. 1809. — Œuf de l'Œstre du Clieval, grossi.

Fig. 1810. — Larve venant d'éclore.

Fig. 1811 et 1812. — Larves à maturité dans deux attitudes différentes, très grossies.

Fig. 1813. — Larves fixées à la muqueuse stomacale d'un Cheval, réduites de moitié.

Fig. 1814. — Tète et pièces buccales d'une Larve venant

d'éclore ; les crochets représentent les mandibules, la pièce médiane représentant les mâchoires est encore simple, très grossies.

Fig. 1815. — Stigmates postérieurs, très grossis.

Fig. 1816. — Nymphe, très grossie.

Fig. 1817. — Adulte, très grossie.

Fig. 1809 à 1811. — Les QEstrides (Gastrophilus equi).

LES OESTRIDES — OESTRID.fi

Bremen. — Dasselfliegen.

Caractères. — Ces QEstrides se distinguent I une fossette frontale et terminées par une par des antennes cylindriques enfoncées dans I soie ; leur trompe est incapable de pomper

L'ŒSTRE DU CHEVAL.

les matières liquides qui constituent la base de l'alimentation des Diptères. 11 existe des yeux accessoires.

L'abdomen, formé de six anneaux apparents, se termine chez les Mâles par une extrémité mousse, el chez les Femelles par un oviducte très extensible. Les nervures alaires sont généralement les mêmes que dans la famille des Muscidées. Le nom générique à'Œstrus n'est plus appliqué aujourd'hui qu'à un petit nombre d'espèces; car à côté de ce genre on en a établi treize autres en se fondant sur les trajets des nervures alaires, et sur la disposition des antennes de la bouche et de la face. Ne pouvant insister ici sur ces détails importants, renvoyons le lecteur aux excellents travaux de Fr. Brauer (1).

Mœurs, habitudes, régime. — Le parasitisme présente un mode tout spécial chez la petite famille des OEstrides (Œstrides) : les Larves de ces Insectes s'introduisent de diverses manières dans leurs hôtes qui sont principalement les mammifères domestiques et sauvages ; les unes s'attaquent aux Chevaux, aux Bœufs, aux Moutons, aux Cerfs, et quelques-unes vivent aux dépens des Marsupiaux et des Rongeurs et sans doute d'autres Mammifères encore; mais jusqu'à présent un grand nombre de Diptères se sont soustraits à une observation minutieuse d'ailleurs extrêmement difficile. Dans les pays chauds, l'Homme luimême est parfois leur victime; ces Larves, qu'on a trouvées dans la peau de la tète, dans la cavité nasale, dans le conduit auriculaire externe, et même dans l'estomac, ont reçu les noms de (Ira au Brésil, de Ver macaque à Cayenne, de Ver Moyocuil au Mexique, de Torcel à Costa-Rica, de Suglacuru chez les Indiens de Maynas, et de Gusanapeludo ou IVuc/te à la Nouvelle-Grenade; on les a attribuées à des OEstres de l'Homme (Œslrus kominis). Il n'en est rien cependant; ce sont des espèces diverses, Parasites habituels des Bœufs, des Chiens, des Chevaux, des Mulets, etc., qui, dans les cas que nous venons de citer, ont pu s'égarer par hasard sur l'Homme.

Les Larves des Diptères en question vivent tantôt sous la peau et se nourrissent du pus des tumeurs qu'elles suscitent (Œslrides cutanées) ; tantôt elles se lixent à la paroi interne de l'estomac ou de l'intestin {Œslrides stomacales); tantôt enfin elles demeurent dans les

(l)Bi-auer, Monoyrapkie der Œstriden. Wien, 1863.

cavités nasales ou pharyngiennes (Œstrides nasales). Sur un grand nombre de ces Larves on a observé plusieurs mues accompagnées de modifications insignifiantes dans leurs formes. Une fois à maturité, elles quittent l'Animal qu'elles habitent, pour se transformer en Pupes à une petite profondeur sous terre. Les Mouches mêmes ont une existence courte, que beaucoup d'entre elles emploient à voltiger au soleil, avec un bourdonnement puissant, sur les hauteurs dénudées. Les constructions en bois, destinées à fournir des points de vue d'une grande étendue dans les régions de montagnes, telles que le Harz par exemple, comptent parmi les endroits les meilleurs pour les capturer.

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