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LES LYC0S1DES OU ARAIGNEES-LOUPS

en arrière de l'aire dorsale. Chez la Femelle les pattes jaunâtres portent à leur partie supérieure des taches et des ponctuations brunâtres, notamment sur les pattes antérieures. Chez le Mâle, les quatre paires antérieures sont d'une teinte brun rooillé ou noirâtre depuis leur naissance jusqu'aux genoux ; elles deviennent ensuite jaunâtres et n'offrent plus de taches, de même que les pattes suivantes. Le Mâle, long de -imm,5 à peine, porte des marques généralement plus foncées et plus voyantes que la Femelle qui mesure largement 7 millimètres et dont l'abdomen est beaucoup plus large.

Distribution géographique. — Celte TllO-

mise se trouve dans toute l'Europe, depuis la Suède jusque vers l'Egypte.

Mœurs, habitudes, régime. — Ses pattes,

peu allongées, lui imposent une allure plutôt alourdie que vivace. Elle se tient volontiers entre des feuilles qu'elle réunit à l'aide de quelques fils lâches et qu'elle utilise également en mai ou au commencement de juin pour y déposer ses œufs. Ceux-ci sont enfermés par la Femelle dans un petit sac arrondi, et surveillés avec une telle sollicitude que la mère ne s'en éloigne pas alors même qu'on la touche. Le développement des petits paraît suivre une marche très irrégulière. En automne, on en trouve de toutes les dimensions ; on en voit qui, montés sur quelque objet élevé, lancent leurs fils (fig. 1990] ; de tous côtés on en rencontre même quelques-uns qui semblent naviguer dans l'air au bout de leurs fils (fig. 1991).

LES SPAHASS1DËS — SPARASSIDsE

Caractères. — Les Aranéides ont de grandes ressemblances avec les Drassiles et les Thomisides, car ils n'ont comme eux que deux griffes aux tarses ; leurs pattes, comme celles des ïhomisides, sont latérales et la deuxième paire est la plus longue ; ils se distinguent de ces dernières par l'étroitesse de l'espace compris entre les yeux et la base des chélicères, ainsi que par la disposition des pièces buccales.

LES SPARASSES — SPARASSUS

Caractères. — Les yeux sont au nombre de huit, les latéraux antérieurs sont de même

grandeur que les autres ; les médians forment un carré ou un trapèze ; la deuxième paire de pattes est plus longue que la première. Les griffes portent entre elles une touffe de poils.

LE Si'ARASSi: VERDÂtRH. — SPJItASSUS VIRES- CENS OU snjItAGDULd.

Caractères. — Cette Araignée, une des plus belles de nos pays, est d'une couleur vert tendre uniforme chez la Femelle, relevée par une bande pourpre chez le Mâle.

Mœurs, habitudes, régime. — Elle hante

les forêts, les bois et les prairies et court avec agilité à la recherche des Insectes.

LES LYCOS1DES OU ARAIGNEES-LOUPS - LYCOSIDM

Wolfspinnen.

Caractères. — Ces Araignées se reconnaissent à quelques caractères très nets. La partie antérieure du céphalothorax se rétrécit fortement en avant et présente sur la ligne médiane un soulèvement en forme de carène mousse. Les huit yeux sont disposés sur trois rangs : le premier en compte quatre petits, serrés et disposés généralement en ligne droite ; le second comprend les deux plus gros, le troisième les deux moyens, les pattes sont plus ou moins longues, jamais latérales, la dernière paire est

la plus longue ; toutes se terminent par les deux griffes principales accoutumées, et par une fausse griffe généralement dépourvue de dents. Les palpes de la Femelle sont armées d'une griffe dont les dents sont plus nombreuses. Les Araignées-loups, qui formaient autrefois le genre Lycosa, ont été subdivisées récemment en plusieurs autres.

Distribution géographique. — Les LyCO-

sides sont répandues sur toute la terre.

Mœurs, habitudes, régime. — C'est dans

LES PARDOSES.

cette famille que se trouvent les espèces les plus puissantes qui, en raison de leurs grandes dimensions, jouent dans nos climats tempérés le rôle que jouent dans les pays tropicaux les Épéires. Leur aspect extérieur, leur taille, la rapidité de leur course favorisée par la longueur de leurs pattes, la brusquerie de leurs mouvements, la soudaineté avec laquelle elles s'élancent à l'improviste du dessous de quelque pierre soulevée ou de toute autre cachetle lorsqu'on les trouble, donne a ces Animaux une allure des plus propres à réveiller le sentiment d'iiorreur qu'on étend au peuple entier des Araignées. Fritsch signale en passant une espèce incomplètement décrite de l'Afrique méridionale, dont l'abdomen est gros comme une forte noisette et dont les pattes médianes embrassent une étendue de 157 millimètres environ. Leur morsure serait à redouter (voy. Tarentule). L'amateur le plus épris de la nature éprouve un senliment désagréable lorsque, assis paisiblement le soir dans sa chambre, il se retourne soudain au bruit d'un frôlement tout particulier, et voit descendre le long de ses rideaux une de ces bêtes affreuses.

Beaucoup de Lycosines vivent dans des creux de terre dont elles tapissent les parois avec leurs tissus. Quelques espèces emportent avec elles leur sac ovigère fixé à leur ventre, ou bien elles s'installent au-dessus de lui comme pour le couver; souvent aussi, elles transportent leurs jeunes cramponnés à leur corps et semblent couvertes d'une myriade de Parasites.

LES DOLOMÈDES — DOLOMEDES

Caractères. — Les Dolomedes ont des pattes longues, robustes, armées de fortes épines, terminées par trois griffes, les supérieures garnies de 8 à 10 dents serrées, l'inférieure ou fausse griffe ayant seulement deux dents courtes et inégales ; les quatre petits yeux antérieurs égaux sont situés assez haut sur la région capitale inclinée en forme de toit, et les quatre postérieurs, très grands, forment un trapèze court. Toutes les espèces de ce genre sont grosses, et ont pour marque caractéristique une bordure claire qui tranche sur la couleur fauve olivâtre ou brune du prothorax et de l'abdomen tomenteux.

Mœurs, habitudes, rés'ime. — Ces Lycosines

se tiennent de préférence dans les lieux humides et marécageux et poursuivent leurs

proies parfois jusqu'à une certaine dislance sur les eaux, sans plonger néanmoins, et oui le privilège de ne se mouiller ni les pattes, ni le corps; c'est un privilège que nous pouvons leur envier.

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