‹ Merveilles de la natureChapitre 76 sur 412 · L'ATHALIA DES FEUILLES DE RAVES · texte numérisé non relu

L'ATHALIA DES FEUILLES DE RAVES

LA MOUCHE A SCIE I>ICS l-RUNIEKS. —SftJNSBI l

ou nopLocAMPA pviriconwis.

Pflaumen Sàgewespe.

CarafUTP». — La Tenthrède des Pruniers (Selandria ou Boplocampa fulvlcornis) est aussi d'un noir luisant ; les poils courts et jaunes qu'elle porte sur la tôle et sur le thorax, ainsi que sa ponctuation fine, rendent ces parties un peu moins brillantes ; i! en est de môme sur les antennes qui sont courtes et d'un jaunebrun plus ou moins rougeâtre, ainsi que les pattes à l'exception de la teinte noire de la base des cuisses postérieures.

Mœurs, habitudes* régime. — Cette Tenthrède, un peu plus petite que la précédente, s'installe, à l'époque où les Pruniers fleurissent, sur ces arbres, pour y lécher le miel, pour s'y accoupler, et pour y déposer ses Œufs isolément dans les calices. Au bout de cinq a six semaines, la Larve, qui vit dans le fruit, non mûr encore, aux dépens du noyau, devient adulte; elle tombe de l'arbre avec le fruit, en sort par un trou assez vaste qu'elle fore latéralement, et pénètre dans le sol où elle se tisse une coque solide pour y passer l'hiver. La Larve, d'un rouge jaunâtre, est pourvue d'une tête jaune, et possède vingt pattes ; elle s'amincit en arrière, et répand une forte odeur de Punaise. Sa présence est révélée par une gouttelette résineuse et par de petites masses excrémentitielles sur la Prune qui a la grosseur d'une Amande et qui prend prématurément une teinte bleuâtre. Dans les endroits où cette Tenthrède se montre fréquemment, il faut, à cette époque, secouer à fond ces arbres, ramasser soigneusement les fruits tombés et les anéantir.

Diverses petites Fausses-Chenilles vertes vivent, avec des mœurs variées, sur les feuilles des Rosiers de nos jardins ; telle V Hoplocampa brevis qui roule les feuilles comme une Tortrix.

L'ff. xylostei vit dans les jeunes pousses des Chèvrefeuilles {Lonicera zylosleum) qu'elle déforme en y déterminant des gonllemenls variqueux; leur développement produit de petites Tenthrédes appartenant à ce genre; mais nous ne pouvons faire l'histoire, même abrégée, de ces Insectes bien qu'on les rencontre fréquemment.

LES ATHALINES — ATUALIS'.E

Caractères. — La tôte, transversalement élargie, claviforme, porte de courtes antennes, de 10 à 11 articles, et des mandibules armées d'une dent interne; les ailes grandes, plus longues que l'abdomen, ont deux cellules radiales, quatre cellules cubitales.

LES ATHALIES — ATHALIA

Caractères. — Ces Hyménoptères ont des antennes courtes, claviformes, de 10 à II articles, et des ailes longues, à cellule lancéolée

Fig. 1138. — Aile Je l'Athalia spinarum.

divisée par une nervure oblique; la disposition des nervures est représentée sur la figure 11.38.

Mœurs, habitudes, régime. — Les Athalies sont parfois au mois de septembre, à cause des dégâts que produisent leurs Larves, surtout celles de la seconde génération, une véritable calamité pour les agriculteurs.

L'ATHALIA DES FEUILLES DE RAVES. — ATIl ItIA SPINAKUM.

Rubcn Blattweape.

Caractères. — Cet Insecte (fig. 1 1 39, p. 205), d'une couleur jaune-d'œuf, a la tôte, les antennes, le thorax (à l'exception du collier et de l'écusson) d'un noir brillant, ainsi que le bord antérieur de l'aile antérieure jusqu'au stigmate alaire; les pattes sont cerclées de noir et de jaune.

Mœurs, habitudes, régime. — Les LarVCS

des Athalies des feuilles de raves (Athalia spinarum) dénudent entièrement les feuilles des Navets et des jeunes Betteraves ; les Betteraves jeunes leur conviennent à merveille ; nous représentons (fig. 1 140, p 203) une feuille dont le bord supérieur renferme de petites taches indiquant les blessures que l'Athalie y produit en y déposant ses Œufs. L'Insecte adulte apparaît d'abord au mois de mai, et provient alors de la Larve qui a passé l'hiver ; on le remarque à peine, parce qu'il voltige

LES TENTHRKDES.

isolé ; ce n'est qu'exceptionnellement qu'on entend à cette époque des plaintes au sujet des Larves qu'il engendre, comme celles qu'ont exhalées, en juin 1866, les jardiniers des potagers des enviions de Halle.

Une seconde apparition a lieu à la fin de juillet et en août ; elle saute aisément aux yeux, lorsqu'elle voltige affairée, aux rayons du soleil, sur les fleurs de prairies, sur les buissons de Saules et sur les arbrisseaux qui bordent les forêts, en quête de miel ou de sucs rejetés par les Pucerons. Dans les jours tristes, elle reste tranquille et morose, les pattes repliées sous elle, et se laisse choir dès qu'on l'approche.

Au mois de septembre et d'octobre, on peut reconnaître aisément les Larves d'un verl-grisâtrc et striées de noir, en train de ronger les feuilles des Crucifères. Elles possèdent vingtdeux pattes, et parfois, grâce à la fusion de leurs marques noires avec leurs stries, elles paraissent tout à fait noires (fig. 1141, 1112, 1143 et 1141, p. 205), aussi leur a ton donné en Angleterre, le nom de Nigger par contraste avec les Chenilles vertes des Plusia gamma de la famille des Noctuélides qui se répandent également en troupes dans les champs, parfois aussi à la même époque. En octobre, les Niggers deviennent adultes et se tissent dans le sol, à peu de profondeur, une coque mélangée de grumeaux terreux, dans laquelle elles passent l'hiver.

Quelques autres Tenthrédines ressemblent fort, au point de vue des couleurs et des dimensions, aux Athalies en question; mais on ne pourra les confondre, si l'on examine avec soin la conformation des antennes et la disposition des nervures alaires.

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