L.-A. JETTE
'* de sincérité et de loyauté. M. Jette nous " parait d'ailleurs un avocat d'une haute " valeur qui serait au premier rang dans " tous les barreaux où se plaident de " grandes causes."
La Gazette judiciaire fait ensuite les observations qui suivent sur les plaidoiries des avocats qui ont figuré dans la cause Guibord : " On comprendra, dit-elle, que nous '* ne puissions reproduire ici des plaidoiries " dont la moins longue prend toute une " audience. Elles ont cela de remarquable " que la langue en est excellente de clarté, ** de précision, d'appropriation parfaite des '' termes aux matières qu'on traite. Elles '' se distinguent par une sobriété d'orne- '* ments qui convient aux discussions de '* droit sans recherche aucune de l'antithèse, '* des cliquetis du mot, de la phrase. Vol- " taire écoutant la plaidoirie de M. Jette à '' Montréal se trouverait moins dépaysé et ** plus à l'aise qu'à la Cour d'Appel de
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*' Paris ou à TAssemblée Législative de '' Versailles."
M. Jette est tout entier dans ses discours, et on est convaincu plus que jamais en l'entendant parler que le style c est l'homme. On y reconnaît non-seulement l'avocat au jugement sain, à l'esprit subtil, mais encore l'homme de lettres au goût délicat, à l'intelligence cultivée. Doué de dispositions littéraires qui en auraient fait un excellent journaliste, il a su en profiter.
M. Jette a l'esprit comme le cœur français, aime la fine plaisanterie, les choses bien dites et a un sentiment très vif du beau dans les arts et les lettres.
Un homme qui travaille de douze à quinze heures par jour, dont tous les instants sont comptés, dont la vie est réglée comme un cadran, a le temps de faire bien des choses.
Achevons de faire connaître en deux mots le caractère de M. Jette en disant