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MF3 DOSSIERS. XXXI

Elu député avec un programme qui interdit le cumul, je ne pourrais, sans manquer à mes engagements, accepter l'honneur que vous voulez bien me faire.

Avec mes regrets, veuillez accepter, citoyen président, mes fraternelles salutations.

NUMA GiLLY,

Député du Gard,

En dépit de cette lettre, on lui fit une obligation de se laisser porter. Il arriva en tête de la liste avec une majorité écrasante, où se rencontrèrent les voix de tous les ouvriers de Nîmes.

On lui a fait un reproche d'avoir ajouté aux 4,000 voix républicaines qui lui donnaient une majorité de 1,500 voix sur la liste opportunislCj d'avoir ajouté 2,000 voix ouvrières légitimistes.

Que peut-il y faire? Est-ce sa faute si le peuple travailleur de Nîmes l'adore et si toutes les vieilles querelles religieuses viennent s'éteindre et s'harmoniser sur son nom ?

C'est dans cette situation que l'a trouvé le grand événement qui occupe aujou^rd'hui l'Europe entière.

Pendant les dernières vacances parlementaires, M. Numa Gilly, invité par ses électeurs d'Alais à venir rendre compte de son mandat, en même temps que ses collègues de la députation du Gard, a prononcé l'allocution suivante, dont nous empruntons le compte rendu à r Union des travailleurs. Relatant cette soirée du 3 septembre, l'organe dont M. Gilly est le directeur politique s'exprimait en ces termes :

(f Voici le texte à peu près complet de son discours, que coupaient, à chaque instant, des applaudissements enthousiastes :

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