Divers graveurs. — Cent cinquante portraits
Soit un ensemble de plus de DEUX MILLE portraits. Cette série forme pendant de celle qui est décrite plus loin, sous le titre les Graveurs de lignettes an XVIII^ siècle. Comme elle, elle est renfermée dans des portefeuilles de format in-4 , pouvant entrer dans une bibliothèque. C'est la sa place naturelle , puisque beaucoup de ces portraits de petit format ont été gravés pour des livres.
Au total , le nombre des portraits de la Collection s'élève a près de NEUF MILLE.
Et il augmente tous les jours !
Et il faut qu'il en soit ainsi, car une collection qui reste stationnaire est une collection morte.
.Mais, malgré leur brièveté, les indications de ce petit catalogue suffisent pour montrer à quiconque est familiarisé avec la gravure que tout portrait n'a pas droit d'entrée dans nos portefeuilles.
Il y a cent points de vue différents pour une collection de portraits.
La Bibliothèque nationale, par exemple, prend tout, et forme ainsi sa grande série des alphabétiques, des plus utiles, et des plus consultées.
A l'opposé, est l'amateur exclusif qui ne recueille qu'un très petit nombre de raretés.
Entre ces deux extrêmes, il y a une infinité de termes moyens.
Celui-ci se borne a une époque historique ou aux graveurs d'une école.
Celui-là recherche spécialement les portraits de fem.mes. ou plus spécialement même, les femmes a grandes coiffures.
Un autre forme un musée de iMarie-Antoinette.
Il y a les spécialistes, qui se confinent dans les personnages d'une province ou d'une ville, ou bien dans une catégorie, comme les portraits d'académiciens, de médecins, d'aéronautes.
Il y a les maniaques, qui pourchasse.".! les portraits des personnages nommés dans un ouvrage déterminé ; les entêtés, qui veulent compléter l'œuvre d'un graveur ; les excentriques, qui ne collectionnent que des portraits de centenaires, etc.
Plus on se spécialise, plus on est obligé de se montrer coulant sur la valeur artistique des pièces.
Le mieux nous a semble d'être éclectique et de prendre ce qui est bon dans tous les temps et dans toutes les écoles. Le ^rand élément de charme d'une collection d'estampes est la variété des types et des
manières de différents graveurs. Les personnages sans notoriété, même bien gravés, ont été blackboulés ; ils tournent facilement a l'ennui. iMoyennant cette précaution, — et, bien entendu, celle de n'accepter que des épreuves de choix pour les personnages intéressants, — il n'est pas de collection plus attachante et d'un attrait plus constant.
-7r~^ . ^ !^N(J Sy^^s^^ •<!> ^