‹ Mes heures perduesChapitre 25 sur 97 · LE PAGE · texte numérisé non relu

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Il est fort empêché d'une affaire importante; Sitôt qu'il sera libre, il viendra.

(Il salue, et sort.)

LA FÉRONNIÈRE

Dieu vous gard".

(Seule.) Attendre! et si Ferron!... Ah! donnons un regard A ces présens. — Eh quoi ! bonne Vierge Marie ! C'est à moi tout cela ! — La riche orfèvrerie ! Grand dieu, les beaux habits! Une robe d'hiver, En damas pers foncé, fourrée en menu-vair ! Et puis une autre, en belle étoffe cramoisie ! Mes commères en vont crever de jalousie. Et puis des bracelets. — Un bandeau! — Dieu! combien Cela me plaît à voir, et me doit aller bien ! Essayons. — Ce miroir de Venise... à merveille ! Mais n'est-il pas danger que tout ceci n'éveille Le soupçon? Mon mari qui m'aime. .. ah! qu'ai-je fait ?

(Se mirant) Ah! que ces perles sont d'un admirable effet! Mais quelqu'un vient céans ! — C'est lui! je viens d'entendre Ce pas si bien connu !

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