‹ Mes heures perduesChapitre 59 sur 97 · LA FÉRONNIÈRE, FRANÇOIS I · texte numérisé non relu

LA FÉRONNIÈRE, FRANÇOIS I

FRANÇOIS Ier, entrant.

Cette fois, je suis sûr de l'avoir vu sortir.

— Or, il faut convenir que l'aventure est drôle,

Et nous étions là deux à jouer un sot rôle.

170 LA MORT DE FRANÇOIS Ier

Voici plus qu'il n'en faut, messieurs les courtisans, Pour fournir un grand mois à vos discours plaisans. Si ma sœur Marguerite apprend jamais l'affaire, Certe, elle en rira bien; c'est un beau conte à faire. Mais enfin je suis seul, et je peux, Dieu merci

LA FÉRONNIÈRE, l'apercevant, s'écrie avec effroi : Vous!... où prétendez- vous aller, de grâce?

FRANÇOIS Ier.

Ici, Apparemment; la chose est, je crois, assez claire.

LA FÉRONNIÈRE

Après un tel éclat !

FRANÇOIS Ier.

Il s'est mis en colère, L'avocat; peu m'importe, au fait : et penses-tu Que François, pour si peu, se confesse battu ? Quand mon parrain Bayard, tout seul contre une armée.

LA FÉRONNIÈRE, joignant les mains.

Monseigneur, monseigneur, si vous m'avez aimée,

Si la peine où je suis vous touche, et si jamais

Vous fûtes assuré combien je vous aimais,

Fuyez! — Savez-vous bien que vous m'avez perdue,

Au moins ? Pour que la paix me soit enfin rendue,

Savez-vous, dites-moi, qu'à peine aurais-je assez

Des jours, si longs qu'ils soient, que Dieu m'aura laissés?

Et, s'il faut tout vous dire...

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