‹ Mes heures perduesChapitre 87 sur 97 · ISABELLE, VALÈRE · texte numérisé non relu

ISABELLE, VALÈRE

VALERE

Enfin, nous voilà seuls, et dans cette occurrence Je vous puis, sans témoins, répéter l'assurance Que vos yeux...

ISABELLE

C'est pour eux sujet de vanité D'avoir séduit un cœur de votre qualité; Mais s'il vous faut ici dire ce que je pense,

oo)

Soigneur, c'est temps perdu de vous mettre en dépense Pour un cœur qui ne doit, quoi qu'il puisse advenir, Ni répondre à vos feux, ni vous appartenir.

VALÈRE

0 rigueur qui m'étonne et qui me désespère! N'ai-je donc pas l'aveu du seigneur votre père?

ISABELLE

Ali ! Pandolphe n'est pas tel que vous le pensez \

VALÈRE

Je le connais fort peu, mais tout ce que j'en sais.,.

ISABELLE

Seigneur, je ne saurais en dire davantage; Mais tenez pour certain que, si je ne partage L'espoir, flatteur pour moi, qui vous conduit ici, J'ai de bonnes raisons pour en agir ainsi.

VALÈRE

Ah ! je devine trop vos motifs, inhumaine !

ISABELLE

Seigneur, à la raison souffrez qu'on vous ramène.

VALÈRE

La raison, juste ciel ! ne la perdis-je pas

Le jour où le hasard m'a conduit sur vos pas?

Faut-il un si long temps pour qu'un cœur sans défense.

ISABELLE

Seigneur, cessez de grâce un discours qui m'offense.

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