‹ Mes heures perduesChapitre 91 sur 97 · SCÈNE v · texte numérisé non relu

SCÈNE v

Mais ce n'est pas cela. Le tout en ce moment, Lisette, est de parer la botte adroitement.

(Marchant à grands pas.)

Ah! mon petit bourgeois, il vous prend fantaisie De faire à nos dépens rire la bourgeoisie !

(A Liseitc.)

Toi, ma chère, il me faut servir absolument; Tu n'es pas sans avoir quelque petit amant...

LISETTE

Seigneur, j'aime Chrispin, le valet de Dorante; En tout bien tout honneur!

VALERE

Vingt-cinq louis de rente Te conviendraient-ils?

LISETTE

Fort.

VALÈRE

Eh bien ! tu les auras ; Ce sera ta dot. Mais tu me seconderas.

LISETTE

D'accord ; mais pour cela, seigneur, que faut-il faire ?

Ce n'est pas malaisé. Le succès de l'affaire Dépend de ton silence; il faudra seulement Te taire, si tu peux.

LISETTE

On le pourra vraiment.

VALÈRE

Il faut, entends-tu bien, Lisette, que personne, Et surtout le seigneur Pandolplie, ne soupçonne Que nous nous sommes vus, et que tu m'as parlé.

LISETTE

Et j'aurai pour cela les trente. . .

VALERE

Il m'a semblé Que j'avais dit vingt-cinq.

LISETTE

Oh ! vous avez dit trente.

VALÈRE

Va pour trente louis .

LISETTE, appuyant.

Trente louis de rente.

VALÈRE

C'est dit.

Non que ce soit l'intérêt, Dieu merci, Qui m'engage, seigneur, à vous parler ainsi.

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