‹ Mes loisirsChapitre 13 sur 42 · VAILLANT · texte numérisé non relu

VAILLANT

Adieu, mon chien, seul ami bien fidèle ! Toi qui longtemps cheminas sur mes pas ! Je suis ingrat ; mais, vois-tu, c'est pour dh . Oh ! ne m'accuse pas !

Pauvre " Vaillant ! " que la brise te porte Ce souvenir d'un ami qui, le soir, K'a plus, hélas ! sur le seuil de sa porte, Rien pour le recevoir 1 ^

Je t'aimais bien, je te regrette encore. . Mais, pauvre chien, écoute mon secret : Pardonne-moi, car, vois-tu, je Z' adore, Et puis .... elle t'aimait ....

Te souvient-il quand timide et peureuse Et chaude encor de mon dernier baiser, Sa blanche main, sur ta tête soyeuse.

Aimait à se poser ?

Elle t'aimait .... oh ! soh-lui bien fidèle I Reporte-^Mi ton amitié pour moi !

Et, s'il le faut, combats et meurs pour elle^ 'Ponvelle immole-toi !

Un jour elle était là, près de moi, sur la pierre. Riant, causant, chantant et rêvant tour à tour ; Son œil d'azur voilé par sa blonde paupière Semblait vouloir parler d'amour.

Toi, tu léchais sa main, fraîche, mignonne, blanche, Et puis elle flattait ton col souple et soyeux. Posait son petit pied mollement sur ta hanche, Ou riait de tes bonds joyeux.

Oh ! ne la quitte pas ! chaque jour je regrette Ces moments qui seront toujours chers pour mon

cœur ! . . .

Sois son heureux esclave !.... et moi, pauvre poète... Et moi. . . . j'envierai ton bonheur !

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