SOUVENIR
Le bal était fini, les danses terminées ; L'orchestre avait cessé son délirant accord ; Mon pied distrait foulait bien des roses fanées ; Le bal était fini ! . . . moi, je rêvais encor !
Je l'avais entrevue. . . .oh ! qu'elle était charmante ! Qu'elle était gracieuse avec ses cheveux d'or !
J'avais vu tout un ciel dans sa prunelle ardente
Mais elle était partie et je rêvais enoor !
Je ne l'ai plus revue et mon âme inquiète
A voulu vainement chercher d'autres amours, Car depuis ce soir là, pour le pauvre poète, Bien des jours sont passés et j'y rêve toujours !
Février 1862.