‹ Mes loisirsChapitre 26 sur 42 · EDMOND · texte numérisé non relu

EDMOND

Frère, quanrl les soucis et les peines sans nombre Déroulent à mes yeux l'avenir triste et sombre, Je me prends à songer à ce jour plein de deuil Où, la première fois, nous vîmes un cercueil : Nous édons orphelins ; nous n'avions plus de mère.

H fallut, nous aussi, boire à la coupe amère Où chacun ici-bas s'abreuve tôt ou tard. Sa dernière parole et son dernier regard [dit-elle, Furent pour nous : " Enfants ! chers enfants, nous Approchez ! voulez-vous que ma voix maternelle Vous enseigne en mourant le secret d'être heureux : Soyez toujours unis et marchez deux à deux ! " N'ous lui promîmes tout : tu t'en souviens ! Ecoute ! Bien des malheurs depuis ont marqué notre route ; Eh bien ! soyons unis î et, la main dans la main, Aidons-nous, et trompons les ennuis du chemin !

Février 1863.

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