‹ Mes loisirsChapitre 36 sur 42 · LA FOI · texte numérisé non relu

LA FOI

L'ESPEEANCE

ET LA CHAEITÊ

Un jour on m'avait dit : "Ne crois rien sur la terre ! Le sceptique est le sage, et le hasard est roi ; La raison, devant lui, doit plier et se taire ; Douter, douter de tout, c'est la suprême loi !

Et moi, je me suis dit : Le sceptique est infâme ! Et mon esprit n'a pas douté ; Car, moi, dans le cœur d'une femme, J'ai su trouver la Vérité !

Je désirais l'honneur, la gloire et la fortune !

Le faste des heureux avait séduit mon cœur !

Et mes illusions, se brisant une à une.

Me jetèrent au front un sarcasme moqueur !

Je détestais la vie et pourtant, pour mon âme,

Le ciel n'a jamais été noir ;

Car, moi, dans le cœur d'une femme.

J'ai su retrouver de V Espoir !

Plus tard, quand j'entrevis les horreurs de la vie, Je m'arrêtai pensif, et je tremblai d'effroi. . . . Mais bientôt, au contact des haines, de l'envie, Je devins égoïste, et mon cœur avait froid. Pourtant je n'ai jamais perdu la sainte flamme Que l'Etemel y mit un jour ; Car, au fond du cœur d'une femme.

Mon âme a su trouver VAmo^ir !

Ange envoyé du ciel pour calmer la souffrance,

La femme, c'est la Foi qui charme nos douleurs !

La femme, c'est V Espoir qui soutient l'existence !

La femme, c'est V Amour qui dore nos malheurs !

Souvent un cœur blasé qu'un suicide réclame, Quand il voit tout s'éteindre en soi, Trouve dans le cœur d'une femme, JJ Amour, V Espérance et la Foi !

Février 1863.

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