LA FOI
L'ESPEEANCE
ET LA CHAEITÊ
Un jour on m'avait dit : "Ne crois rien sur la terre ! Le sceptique est le sage, et le hasard est roi ; La raison, devant lui, doit plier et se taire ; Douter, douter de tout, c'est la suprême loi !
Et moi, je me suis dit : Le sceptique est infâme ! Et mon esprit n'a pas douté ; Car, moi, dans le cœur d'une femme, J'ai su trouver la Vérité !
Je désirais l'honneur, la gloire et la fortune !
Le faste des heureux avait séduit mon cœur !
Et mes illusions, se brisant une à une.
Me jetèrent au front un sarcasme moqueur !
Je détestais la vie et pourtant, pour mon âme,
Le ciel n'a jamais été noir ;
Car, moi, dans le cœur d'une femme.
J'ai su retrouver de V Espoir !
Plus tard, quand j'entrevis les horreurs de la vie, Je m'arrêtai pensif, et je tremblai d'effroi. . . . Mais bientôt, au contact des haines, de l'envie, Je devins égoïste, et mon cœur avait froid. Pourtant je n'ai jamais perdu la sainte flamme Que l'Etemel y mit un jour ; Car, au fond du cœur d'une femme.
Mon âme a su trouver VAmo^ir !
Ange envoyé du ciel pour calmer la souffrance,
La femme, c'est la Foi qui charme nos douleurs !
La femme, c'est V Espoir qui soutient l'existence !
La femme, c'est V Amour qui dore nos malheurs !
Souvent un cœur blasé qu'un suicide réclame, Quand il voit tout s'éteindre en soi, Trouve dans le cœur d'une femme, JJ Amour, V Espérance et la Foi !
Février 1863.