LES PINS DE NICOLET
mneur | O mes vieux pins touffus, dont le tronc séculaire Se dresse défiant le temps qui détruit tout, Et, le front foudroyé d’un éclat de tonnerre,
es ! Indomptable géant, reste toujours debout !
Aves ;
J’aime vos longs rameaux étendus sur la plaine, . Harmonieux séjours, palais aériens, Où les brises du soir semblent à chaque haleine,
Caresser des milliers de luths éoliens.
à Lars uissé J'aime vos troncs noueux, votre tête qui ploie, P A êver Quand le sombre ouragan vous prend par les cheveux, R j ; : of Votre cîme où se cache un nid d'oiseau de proie, Ou y Vos sourds rugissements, vos sons mystérieux ! a Vous : Un soir, il m’en souvient, distrait, foulant la mousse Maïhe Qui tapisse en rampant vos gigantesques pieds, Pour Q ° e. . e 1 ( J'entendis une voix fraîche, enivrante, douce, Mais n Ainsi qu’un chant d’oiseau qui monte des halliers. Et des Juin 186
Et j'écoutais rêveur... et la note vibrante
Disait: “ Ever af Thee!...”? C'était un soir de maï...:
La nature était belle, et la brise odorante...
Tout ainsi que la voix disait: aime!... et j’aimai!
O mes vieux pins géants, dans vos concerts sublimes,
J’ai souvent retrouvé ce divin chant d’amour
Qui résonne toujours dans mes rêves intimes,
Et votre souvenir dore mon plus beau jour, .
Puissé-je un soir encor, sous vos sombres ombrages,
Rêver en écoutant vos soupirs amoureux,
VEUX, à Ou vos longues clameurs quand l'aile des orages €, | | | Vous secoue en tordant vos bras majestueux | ) û
ae Malheur à qui prendra la hache sacrilége | Pour mutiler vos flancs par de sanglants affronts !.... U :
Mais non! 6 mes vieux pins! le respect vous protége, Fe Et des siècles encor passeront sur vos fronts |
Juin 1961,
mal...
mai !