LOUISE
Un soir, elle était là, rêveuse, à mes côtés ; Le torrent qui grondait nous lançait son écume ; Son œil d’azur jetait ses premières clartés,
Comme un jeune astre qui s'allume!
Sa main touchait ma main, et sur mon front brûlant,
Ses cheveux noirs flottaient ; je respirais à peine...
Et sur mes yeux émus je sentais en tremblant
Passer le vent de son haleine! ,
Mon Dieu, qu’elle était belle ! et comme je Paimais! Oh! comme je l’aimais, ma Louise infidèle !
Infidèle! que dis-je ?..… Elle ne sut jamais
Que je me fus damné pour elle!
Mai 1662.