‹ Mes paradisChapitre 4 sur 63 · EXEMPLE · texte numérisé non relu

EXEMPLE

\io !... (»r<lo iiioiulianlp, œil qui ^'uetle en ilrssous. Hainpemeiils de limMce ou do chienne qu'on rosse, Nez (|ui eoulc, menloii b;ivcux, cheveux en lirosso. M.iin LfrilTuc el j;iunie ;i la sueur des sous.

'le Voilà ! Mais de tant d'horreurs, moi, je l'absous. Je le veux belle, riche, admirée el féroce, Et Bucéi)hale avec Pégase à ton carrosse. Viens, toi qui fais lever le c(eur aux hommes soûls;

\ iciis, niisfi'.ilile ; viens, iiitirme ; viens, p.iuvicssi- Tu mangeras l'orgueil el lu boiras l'ivresse. J'en suis le panelier et j'en suis l'échanson.

(^ e>l liiini'-. p. Il Nf> Vfl>, ijm I TiM lii-.illlir.

X'iens ! je l'ijabillerai du vent de ma chanson Et tu resplendiras comme une impératrice.

VIAÏK'UES

LK i;nN \ IN

J ;ii lu chez un docleur chrélieii, fin raisonneur, K^ne le tout premier pas dans le sentier oblique. Loin du salut, se fait dés l'instant qu'on s'applique \ «liercher dans la vie, ici-bas, le bonheur.

« \ souiVrir est. dil-il, notre lui, notre honneur. . IVché, de se .soustraire à rarn''t sans réplique !

V rêver même, c'est déjà diabolique,

• l'est prendre goût au vin du vieil empoisonneur. »

us ijui ne croyons plus à ton ciel peuplé d'anges. Docteur, nous en cuvons nos plus belles vendanges nous nous en soûlons, de ce vin défendu,

is peur, puisque ton ciel nous est inaccessible, voir pour dernier dieu le Maitre au pied fendu, >eul qui parle encor d'un paradis possible.

MIS TAHADIS

MNCAIIN \TloN IH DIAIlLK

De raes blasphèmes ru^'is, (Contre l'irrémédiable Tu repris corps et surgis, 0 Diable !

.le >;iis liiiMi (jue lu iifs rn'ii, huile aux couleurs de inonsoii^jc Ou'enfle en spectre aérien Mon songe.

Je sais que d'un regard clair Je puis crever mon ouvraifp Kt qu'il se fundr.iil en i'.iir.

Mirage.

\ i V 1 l'.ii f s XA

Mais toi itur qui j'ai ces droit)*, Jo le vois vivrt' «lunnd niAuu».

1,'iie ('»' rien soit. tuji. i'v rrois. il m'niiiu'.

Il lu'aimt*, éUiiit moi) enfant, Moi-ni^rae lucilliMir et pire En qui demain triomphant Hespire.

Il est l'éclair aux soiunu'ls I>e mes haines entassées.

Il est l'accoucheur de mes Pensées.

Il est toute ma rancœur I)e rimpénétrable arcane, Tout mon oi-irueil (jui. ia<iijiu'>i;r.

Bicaiu'.

Tous mes sanglots d'orphelin, Tous les pleurs de mon visage.

Il est aussi le Malin,

MKS l'MtMilS

11 csl mes vœux bnUiillcurs Dont le vcnl partout, n'imporlt^ Pourvu que ce soit ailleurs.

M'emporte.

11 est, quand flongent mes pas Las de trimer sans relâche, Celui qui dit : « Ne sois pas , Si lAche ! »

11 est celui que j'entends Me crier dans les vacarmes Des clairons réconfortants :

ï Aux armes ! »

. 11 est cejui, quand ma peau Ouvre au fer de rouges lèvres, nui te brandit, ô drapeau Des fièvres,

Drapeau des rébellions, Drapeau de nuit où s'essore, Illuminant tes haillons.

L'aurore.

Il est celui qui, debout, Seul dans les pires déroutes Montre la revanche au bout Des routes.

Il est le maître éloquent (jui promet l'apothéose Ouand on la veut bien et quand On l'ose.

Il est l'invaincu souffleur D'espoirs, le semeur de trêves.

Et votre suprême fleur, Mes rêves !

C'est pourquoi, malgré l'émoi De ma raison révoltée, Je lui reste dévol. moi,

I/;ith.M'.

Tel j'y croyais enfant, tel. Homme fait, j'y crois encore.

Toujours en moi son autel Fulffore.

"S mi: s l'AHNHIS

Mhéo i\ toutes les Fois !

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